Haïti a signé un accord avec la société de sécurité américaine Vectus Global pour renforcer la lutte contre la violence des gangs dans le pays. Cet accord, d’une durée d’un an, prévoit le déploiement prochain de près de 200 sous-traitants internationaux venant des États-Unis, d’Europe et d’autres régions. Leur mission sera de soutenir la police nationale haïtienne ainsi qu’une opération dirigée par des policiers kenyans et soutenue par l’ONU.
Le but de ce déploiement est de permettre au gouvernement haïtien de reprendre le contrôle de vastes territoires actuellement sous domination de gangs lourdement armés. Vectus Global, dirigée par Erik Prince, ancien Navy Seal américain et important donateur du président Donald Trump, est spécialisée dans les services de logistique, de sécurité, d’infrastructure et de défense.
Malgré le rôle de Prince, un représentant de l’administration Trump a précisé que le gouvernement américain n’était pas impliqué dans l’embauche de la société par Haïti. Le bureau du Premier ministre haïtien n’a, pour sa part, fait aucun commentaire public sur cette initiative.
Cette décision intervient après la récente nomination d’André Jonas Vladimir Paraison comme directeur général de la police haïtienne. Ce dernier avait déjà coordonné une nouvelle force opérationnelle au début de l’année, composée d’unités de police et de sous-traitants privés, opérant alors en dehors de la supervision directe de la police nationale.
La violence des gangs en Haïti a connu une escalade majeure l’année dernière, notamment avec des attaques coordonnées contre les deux plus grandes prisons du pays, entraînant la libération d’environ 4 000 détenus. Ce climat de violence a provoqué le déplacement de 1,3 million de personnes au cours des dernières années, soulignant l’urgence d’une réponse structurée et internationale.
La Rédaction

