Le 21 septembre 2025, la Guinée a organisé un référendum constitutionnel décisif pour son avenir politique. L’objectif : remplacer la Charte de transition établie après le coup d’État de 2021 et ouvrir la voie à de nouvelles élections.
Résultats partiels : le “Oui” domine
Selon la Direction générale des élections, environ 91,4 % des bureaux de vote ont été dépouillés, soit 4 825 292 votants sur 6 768 458 inscrits.
Le “Oui” l’emporte largement avec plus de 80 % des voix, certains bureaux enregistrant même des taux supérieurs à 90 %. Ces chiffres partiels témoignent d’un soutien massif au projet de Constitution.
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Que change la nouvelle Constitution ?
Le texte proposé apporte plusieurs modifications majeures :
• Allongement du mandat présidentiel : de 5 à 7 ans, renouvelable deux fois.
• Création d’un Sénat, dont un tiers des membres seraient nommés par le président.
• Suppression de la clause interdisant aux dirigeants de la junte de se présenter aux élections, ouvrant la voie à la candidature du général Mamadi Doumbouya pour la présidentielle de décembre 2025.
Réactions de l’opposition
L’opposition a dénoncé le référendum comme une manœuvre pour légitimer le pouvoir de la junte et a appelé au boycott.
Elle pointe également des restrictions sur les partis politiques et les médias critiques, soulevant des inquiétudes sur la transparence et l’équité du scrutin.
Perspectives
Les résultats définitifs devraient être annoncés prochainement. D’ores et déjà, ces chiffres partiels montrent une forte adhésion à la réforme constitutionnelle. Si le référendum est validé, Mamadi Doumbouya pourra légalement se présenter à la présidentielle de décembre 2025, marquant une étape clé de la transition politique en Guinée.
La Rédaction

