Le président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement obtenu 94,85 % des suffrages exprimés lors de l’élection présidentielle du 12 avril, selon une deuxième proclamation provisoire annoncée le 18 avril par le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault. Ce réajustement fait suite à un contrôle approfondi des procès-verbaux, destiné à assurer la fiabilité des données avant leur soumission à la Cour constitutionnelle.
Des chiffres affinés
Avec 588 074 voix sur 620 000 suffrages valides, Oligui Nguema confirme une victoire écrasante dès le premier tour. Le taux de participation est légèrement corrigé à 70,11 %, contre 70,4 % lors de la première annonce. Sur les 907 665 électeurs inscrits, 636 665 se sont déplacés aux urnes. Les bulletins nuls ou blancs s’élèvent à 16 665.
Un paysage politique dominé
Son principal challenger, l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, arrive loin derrière avec seulement 3,11 % des voix, soit 19 265 bulletins. Les six autres candidats réunissent à peine 2,1 % des suffrages, ce qui illustre l’absence de véritable concurrence dans ce scrutin fortement dominé par le chef de la transition.
Prochaine étape : la validation constitutionnelle
La Cour constitutionnelle est désormais seule compétente pour valider les résultats définitifs. Cette étape sera décisive pour conférer une légitimité institutionnelle à un scrutin déjà contesté par certains acteurs de la société civile, qui pointent l’absence d’équité électorale et l’emprise du pouvoir militaire sur le processus.
La Rédaction

