En France, le gouvernement est décidé à taire les voix qui soutiennent la cause palestinienne. Le président de la mosquée de Pessac, Abdourahmane Ridouane vient d’être arrêté en vue d’être expulsé vers son pays d’origine, le Niger. Son interpellation a eu lieu tôt dans la matinée de ce jeudi 8 août, quelques jours après qu’une décision de justice ouvrant la voie à sa régularisation a été rendue par le tribunal.
Abdourahmane Ridouane est un imam vivant à Pessac, une localité située en Gironde. Dans cette ville, il dirige une mosquée que les autorités françaises, sans apporter de preuves concrètes, accusent d’être d’obédience salafiste. Le ministère de l’Intérieur l’accuse de publier, depuis plusieurs années, des textes à teneur antisémite et haineuse à l’encontre d’Israël et des juifs au rejet des valeurs de la République française.
Les autorités lui reprochent également d’avoir relayé, quatre jours après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, un dessin de presse présentant l’organisation islamiste palestinienne comme un mouvement d’autodéfense. Pour l’État français, la position de Abdourahmane Ridouane fait l’apologie du terrorisme.
Beaucoup d’analystes se demandent si cette arrestation n’est pas surtout motivée par la détérioration des relations diplomatiques entre le Niger et la France. En d’autres termes, Abdourahmane Ridouane serait peut-être en train de payer les frais de l’expulsion des troupes françaises du Niger après le coup d’État du 26 juillet.
La Rédaction

