Former là où se trouvent les activités économiques plutôt que concentrer les compétences dans les grands centres urbains : c’est la logique qui accompagne l’ouverture prochaine de l’IFAD d’Avétonou, dans la préfecture de l’Agou. Dédié aux métiers de l’élevage, l’établissement accueillera ses premiers étudiants dès la prochaine rentrée.
Pour son démarrage, 60 apprenants sont attendus. L’institut doit ensuite monter progressivement en capacité jusqu’à disposer de 16 classes de 30 places.
Avétonou deviendra ainsi le cinquième Institut de formation en alternance pour le développement opérationnel au Togo. Mais au-delà du nombre, son implantation confirme une orientation : connecter plus directement la formation aux besoins économiques des territoires.
Former pour une activité réelle
L’offre pédagogique sera centrée sur des métiers directement liés à la production agricole et animale. Conduite d’exploitation, élevage de petits ruminants et de volailles, conduite de tracteurs ou encore transformation fromagère figurent parmi les spécialités annoncées dans le cadre du baccalauréat professionnel.
Cette approche reprend le principe déjà expérimenté à Barkoissi, premier IFAD togolais consacré à l’élevage : associer enseignements théoriques et apprentissage pratique pour rapprocher davantage les diplômés des conditions réelles de travail.
L’enjeu est aussi de répondre à une difficulté récurrente de la formation professionnelle : produire des qualifications qui correspondent effectivement aux besoins des entreprises, exploitations et filières locales.
Un réseau qui se spécialise
Le dispositif compte déjà des instituts consacrés à l’aquaculture à Elavagnon, au bâtiment à Adidogomé, à l’élevage à Barkoissi et aux énergies renouvelables. Deux autres projets sont annoncés, autour de l’aquaculture à Agoméglozou et des métiers de la logistique et des transports.
À travers cette spécialisation, le réseau des IFAD dessine progressivement une carte des compétences recherchées dans plusieurs secteurs productifs.
L’ouverture d’Avétonou devra désormais démontrer que cette proximité entre lieu de formation et bassin économique produit l’effet attendu : des jeunes mieux préparés à entrer dans les filières locales et des territoires capables de trouver plus facilement les compétences dont ils ont besoin.
La Rédaction

