Au cœur de la région centrale, une nouvelle stratégie de résilience environnementale voit le jour.
Face à l’urgence climatique et à l’érosion accélérée des terres, le Togo fait le pari d’une restauration forestière à l’échelle locale. Ce lundi, la ville de Sokodé a accueilli le lancement d’un projet pilote inédit, pensé comme une réponse concrète à la disparition progressive des paysages naturels dans trois préfectures emblématiques : Tchaoudjo, Sotouboua et Tchamba.
Cette initiative ne se limite pas à planter des arbres. Elle ambitionne de réconcilier les populations avec leur environnement, en s’appuyant sur le savoir-faire local, la mémoire des écosystèmes et un solide accompagnement institutionnel. Derrière ce programme, on retrouve l’expertise de la coopération allemande (GIZ), qui en assure le soutien technique et financier.
Une stratégie ancrée dans les territoires
Forêts galeries, berges dégradées, sols appauvris : le diagnostic est sans appel. Mais plutôt que d’imposer des solutions toutes faites, le projet choisit de donner les clés aux acteurs locaux. Coopératives paysannes, chefs de village, élus communaux : tous sont appelés à co-construire les actions de reboisement et de gestion durable des terres.
À travers des sessions de formation, des outils techniques et des espaces de dialogue, l’État souhaite bâtir une écologie partagée, où chaque citoyen devient gardien de son territoire.
Un test grandeur nature avant un déploiement national
Cette phase expérimentale à Sokodé n’est qu’un début. Si les résultats sont à la hauteur des attentes, le modèle sera étendu à d’autres régions, confrontées aux mêmes défis de déforestation et de pression agricole.
Au-delà des arbres plantés, c’est un changement de regard sur la nature que ce projet veut semer. Une promesse d’avenir, enracinée dans la terre et portée par celles et ceux qui y vivent.
La Rédaction

