Dans le nord de l’Éthiopie, la région d’Amhara est de nouveau secouée par la violence. Trois jeunes filles, identifiées comme Muyanesh Teshome, Kalkidan Alehegne et Melkam Tade, ont été tuées sommairement par la milice Fano, accusées d’avoir fourni des informations au gouvernement. Les corps ont été découverts à proximité de Debre Elias, dans le district de Tija Goter Megentey, présentant des blessures par balle à la tête, selon les autorités locales.
Asres Mare Damtie, membre de la Force nationale Fano Amhara (AFNF), a déclaré que les jeunes filles étaient impliquées dans des activités d’espionnage ciblant les positions de Fano et liées à des attaques ayant causé des pertes humaines et matérielles dans la région. Selon le groupe armé, cette action avait également pour objectif de dissuader toute collaboration avec le gouvernement.
Le responsable du bureau de la paix et de la sécurité du district, Demes Alehegne, a confirmé l’exécution, soulignant la gravité de l’incident et ses conséquences sur la population locale. Cet événement met en lumière la situation extrêmement fragile dans la région d’Amhara, où la violence entre forces gouvernementales et milices locales provoque régulièrement des pertes civiles et des violations du droit humanitaire.
Ce drame illustre la complexité du conflit en Amhara et la vulnérabilité des civils pris dans une guerre qui ne connaît ni règles ni protections. Les organisations humanitaires alertent sur la nécessité de protéger les populations et d’assurer un respect minimum des droits humains dans ces zones en conflit.
La Rédaction

