« L’OMS nous a escroqués »
Quelques heures à peine après son investiture, Donald Trump, fraîchement réélu président des États-Unis, a annoncé un retrait retentissant du pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce départ, accompagné d’une série de décrets audacieux, marque un tournant décisif dans la politique américaine et laisse présager une présidence aussi tumultueuse qu’ambitieuse.
Une rupture brutale avec l’OMS
Donald Trump a dénoncé l’OMS comme une organisation « manipulée par la Chine » et « incapable de protéger les Américains ». Lors de la signature du décret officialisant le retrait des États-Unis, le président n’a pas mâché ses mots : « L’OMS nous a escroqués. Nous versons des milliards pendant que d’autres s’en tirent à bon compte. »
Ce départ met en péril des décennies de coopération internationale en matière de santé publique. Les États-Unis, principaux contributeurs financiers de l’organisation, versaient une cotisation indexée sur leur PIB et finançaient également des programmes spécifiques. L’impact de ce retrait sera mondial : surveillance épidémique, campagnes de vaccination et ripostes aux crises sanitaires pourraient être considérablement affaiblies.
Les critiques ne se sont pas fait attendre. Plusieurs experts ont averti que cette décision pourrait isoler les États-Unis en cas de nouvelles pandémies. « Nous avons besoin des données et des réseaux de l’OMS pour protéger notre population. Se retirer, c’est se tirer une balle dans le pied », a déclaré Lawrence Gostin, professeur en droit de la santé publique à Georgetown.
Un premier jour sous le signe des décrets spectaculaires
Mais ce n’est pas tout. Donald Trump a inauguré son mandat avec une véritable avalanche de décrets, chacun plus emblématique que le précédent. Ces mesures, destinées à tenir ses promesses de campagne, visent à remodeler profondément les politiques américaines dans des domaines stratégiques : économie, immigration, sécurité nationale et énergie.
Sur le front économique : un protectionnisme assumé
Trump a frappé fort en annonçant l’imposition de tarifs douaniers massifs, allant jusqu’à 20 % sur tous les biens importés et 60 % sur les produits chinois. Une nouvelle agence fédérale sera créée pour collecter ces droits, signalant une volonté de protéger les industries américaines tout en utilisant le commerce comme levier de négociation diplomatique.
Une déclaration d’urgence énergétique
Le président a également signé une déclaration d’« urgence énergétique nationale », ouvrant la voie à l’exploitation accrue des ressources fossiles et à un allègement des régulations environnementales. Trump a promis d’annuler les initiatives écologiques de son prédécesseur, notamment les mandats sur les véhicules électriques.
Un remodelage radical de l’administration fédérale
La réintroduction du controversé programme « Schedule F » permettra de licencier plus facilement les fonctionnaires occupant des postes stratégiques. Un nouveau « Département de l’efficacité gouvernementale » sera également créé, avec Elon Musk comme co-directeur, pour optimiser les dépenses publiques.
Immigration : une ligne dure réaffirmée
Trump a promis une politique migratoire implacable. Parmi les mesures phares : une utilisation accrue de l’armée pour sécuriser les frontières, l’interdiction des admissions d’asile et de réfugiés, et un décret visant à mettre fin au droit du sol. Les cartels et gangs ont été désignés comme groupes terroristes, élargissant les moyens d’action contre ces organisations.
Un style présidentiel inchangé
Ce premier jour de mandat montre que Donald Trump n’a rien perdu de son flair pour le spectacle et les décisions fracassantes. Avec un agenda aussi chargé, le président semble déterminé à marquer son retour par une rupture nette avec les politiques passées, qu’elles soient internationales ou nationales.
En claquant la porte de l’OMS et en signant une rafale de décrets, Trump envoie un message clair : son administration sera imprévisible, nationaliste et tournée vers l’Amérique avant tout. Les prochaines semaines promettent de confirmer ce virage spectaculaire.
La Rédaction

