Tesla traverse une période de turbulences inédites. Aux États-Unis, les véhicules du constructeur d’Elon Musk sont de plus en plus pris pour cibles : incendies, dégradations, tirs, tags à connotation nazie… Des concessionnaires et des bornes de recharge subissent le même sort. Une vague « anti-Tesla » qui s’étend même à l’Europe, comme en France, où plusieurs véhicules ont été incendiés début mars près de Toulouse.
Mais la situation va bien au-delà de simples actes de vandalisme. Un mouvement organisé, baptisé « Tesla Takedown », prévoit une offensive de grande ampleur contre la marque.
Une colère qui s’organise
Le site Dogequest a récemment publié des informations personnelles supposées de propriétaires de Tesla, encourageant les internautes à s’en prendre à leurs véhicules. « Si vous cherchez une Tesla pour exprimer votre talent artistique à la bombe, sortez ! Pas besoin de carte ! », peut-on lire sur la plateforme. Face à ces menaces, certains propriétaires n’hésitent plus à masquer le logo de leur voiture pour éviter d’être pris pour cible.
Mais l’événement qui cristallise toutes les tensions est prévu pour le samedi 29 mars. Ce jour-là, le mouvement « Tesla Takedown » prévoit d’organiser 500 manifestations devant les concessions Tesla du monde entier, dont 277 aux États-Unis. L’objectif affiché est de protester contre l’influence d’Elon Musk et son rôle dans l’administration Trump, mais aussi contre la politique de licenciements massifs engagée depuis janvier.
Alice Hu, directrice de l’association Planet Over Profit, assure que les manifestants ne se laisseront pas intimider : « Ces autoritaires en herbe peuvent essayer de nous empêcher d’exercer nos droits, mais ils ne peuvent pas nous empêcher de riposter. »
Entre contestation et violences
Depuis février, des manifestations pacifiques ont éclaté devant plusieurs magasins Tesla. Mais parallèlement, les actes de vandalisme se sont multipliés, au point que Donald Trump et Elon Musk dénoncent aujourd’hui un « terrorisme intérieur ».
L’administration américaine prend désormais ces attaques très au sérieux. La procureure générale Pam Bondi a prévenu que les personnes impliquées pourraient être sévèrement sanctionnées : « Ceux qui organisent et financent ces crimes, même dans l’ombre, ne resteront pas impunis. »
Face à cette montée de tensions, Tesla se retrouve au cœur d’un tourbillon qui dépasse largement le simple rejet d’une marque. Entre opposition politique et déchaînement de violence, l’entreprise d’Elon Musk est devenue un symbole… et une cible.
La Rédaction

