Le samedi 9 novembre, des rassemblements ont éclaté dans plusieurs grandes villes américaines, en réaction à la réélection de Donald Trump et à la montée de la rhétorique conservatrice. Organisées principalement par des groupes militants, ces manifestations s’affichent comme un acte de résistance face à un retour jugé dangereux des discours régressifs.
Dans des métropoles comme New York, Seattle et Washington DC, des milliers de personnes ont défilé pour exprimer leur mécontentement. À New York, des militants des droits des travailleurs et des immigrés se sont rassemblés devant la Trump Tower, scandant des slogans tels que “Nous ne reculerons pas” et “Nous sommes là et nous le resterons”. L’ampleur de la manifestation a mis en évidence la résistance croissante face à la réélection de l’ex-président.
À Portland, dans l’Oregon, les manifestants ont brandi des pancartes dénonçant le fascisme, un terme fréquemment associé à Trump pendant la campagne électorale. D’autres affiches appelaient à “transformer la peur en lutte”. À Pittsburgh, en Pennsylvanie, un des États clés où Trump a remporté la victoire, des organisateurs ont exprimé leurs craintes face à l’avenir, tout en affirmant leur détermination à ne pas céder.
Dans la capitale fédérale, Washington, une manifestation féministe a eu lieu devant le siège de la Heritage Foundation, un think tank conservateur influent. Ce groupe a attiré l’attention récemment en publiant le “Project 2025”, une feuille de route qui promet des réformes radicales, dont une purge du gouvernement fédéral, jugé trop progressiste, et un retour aux “valeurs traditionnelles”. Bien que Trump ait pris ses distances avec ce projet, son influence continue de se faire sentir à travers ses partisans.
Les militantes féministes, notamment, redoutent ce renforcement des discours conservateurs, comme en témoigne l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade en 2022, qui garantissait le droit à l’avortement. Une pancarte portée lors de la manifestation proclamait : “Les femmes bien élevées ne font pas l’Histoire”, soulignant la résistance face à ce que certaines perçoivent comme un retour en arrière.
En parallèle, Trump a remporté l’Arizona, un des derniers États clés, consolidant ainsi sa victoire avec 312 grands électeurs contre 226 pour la démocrate Kamala Harris. Cette victoire marque un tournant, alors que le pays semble se diviser entre ceux qui soutiennent son retour et ceux qui s’opposent farouchement à sa réélection.
La Rédaction

