Le 14 juin 2025, Donald Trump fêtait bruyamment son 79ᵉ anniversaire à Washington, à grands renforts de tanks et de parachutistes, célébrant aussi les 250 ans de la première armée continentale américaine. Ce même jour, plus de 2000 manifestations éclataient dans tout le pays pour dénoncer sa politique migratoire brutale et sa dérive autoritaire.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, Trump a multiplié les décrets visant les migrants. Il promet d’expulser chaque jour 3000 personnes en situation irrégulière, quitte à ignorer les garde-fous juridiques ou à piétiner les droits des États fédérés. En Californie, il a déployé la Garde nationale sans consulter le gouverneur Gavin Newsom, déclenchant une bataille judiciaire. La manœuvre s’appuie sur un article du Code militaire américain, mais omet la procédure de notification pourtant obligatoire. Le juge Charles Breyer a suspendu ce décret, mais la Maison Blanche a fait appel. Une audience est prévue le 17 juin.
Sur le terrain, les agents de l’ICE multiplient les rafles : dans les restaurants, les exploitations agricoles, les écoles ou même à la sortie des tribunaux. Des familles sont brisées, des enfants laissés seuls. Face à la colère des entreprises dépendantes de cette main-d’œuvre, Trump a brièvement reculé, sans rien changer de fondamental. Son bras droit, Stephen Miller, revendique une politique de “chiffres” et de terreur pour galvaniser l’électorat MAGA.
En parallèle, Trump s’en prend à l’équilibre constitutionnel. Sa parade militaire de 45 millions de dollars est jugée monarchique, dans un pays où l’armée n’a jamais défilé à la gloire d’un président. Des associations d’anciens combattants et même des militaires actifs dénoncent le gaspillage et le culte de la personnalité.
Les tensions politiques atteignent un seuil critique. Le soir même de la parade, une élue démocrate du Minnesota et son mari sont assassinés par un homme armé d’une liste noire de 70 personnalités à abattre. La rhétorique incendiaire de Trump commence à se traduire en violence physique.
La question désormais n’est plus seulement celle de l’immigration. C’est l’état de droit qui vacille. Déstabilisation des contre-pouvoirs, attaques contre les médias, dérive sécuritaire, militarisation de l’espace civil : les États-Unis vivent un tournant. La société civile, pour l’instant mobilisée et pacifique, reste le dernier rempart.
La Rédaction

