Le président équatorien sortant Daniel Noboa a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par le Conseil national électoral (CNE), tandis que sa rivale Luisa González refuse de reconnaître les résultats, évoquant des irrégularités massives.
Une victoire nette, mais contestée
Avec plus de 90 % des bulletins dépouillés, Daniel Noboa s’impose avec plus de dix points d’avance sur Luisa González, la candidate du mouvement Révolution citoyenne, soutenu par l’ancien président Rafael Correa. Le Conseil national électoral a annoncé une victoire « irréversible », bien que les tensions post-électorales s’intensifient.
González rejette les résultats
Dans une déclaration choc, Luisa González a refusé de reconnaître sa défaite, dénonçant des « soupçons de fraude électorale » et exigeant un audit complet du scrutin. Cette prise de position intervient malgré la présence de milliers d’observateurs nationaux et internationaux et d’un dispositif électoral encadré par plus de 90 000 délégués des deux camps.
Participation massive et climat de méfiance
Les Équatoriens se sont déplacés en nombre pour voter, mais l’ambiance reste électrique. Les résultats des deux principales sociétés de sondages à la sortie des urnes ont divergé, semant le doute dans l’opinion publique. Cette confusion alimente les soupçons de fraude et alourdit encore le climat politique.
Noboa célèbre à distance, l’incertitude persiste
Tandis que ses partisans célébraient dans les rues de Quito, Guayaquil ou Cuenca, Daniel Noboa est resté à sa résidence d’Olón, dans la province côtière de Santa Elena. Aucun discours officiel n’a encore été prononcé. Le silence du président élu contraste avec la mobilisation rapide de ses soutiens.
L’Équateur, déjà éprouvé par des crises successives, entre dans une phase incertaine. Si la victoire de Noboa semble acquise sur le plan électoral, la bataille politique ne fait que commencer.
La Rédaction

