Pour trois jeunes entrepreneurs togolais, le prochain Sommet de la Francophonie ne sera pas seulement un rendez-vous institutionnel. Il pourra devenir une occasion de confronter leurs projets à d’autres expériences, de gagner en visibilité et surtout de nouer des contacts susceptibles d’accompagner leur développement au-delà du marché national.
Les bénéficiaires du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ) peuvent désormais déposer leur candidature pour participer au 20e Sommet de la Francophonie, prévu du 14 au 16 novembre 2026 au Cambodge.
L’appel a été lancé par la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES), en lien avec le ministère togolais de la Jeunesse et des Sports. Trois candidats seront retenus sur la base de la qualité et de l’impact de leurs initiatives entrepreneuriales.
Les jeunes sélectionnés prendront part au Village de la Francophonie, organisé en marge du Sommet, dont le thème est : « Réinventer dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ».
La visibilité ne suffit plus
Pour un jeune entrepreneur, participer à un événement international peut offrir une vitrine. Mais cette exposition n’a de valeur que si elle permet de créer des relations utiles : partenaires techniques, investisseurs potentiels, réseaux professionnels, autres entrepreneurs ou institutions capables d’accompagner la croissance du projet.
C’est précisément ce qui donne du relief à cette sélection. Les trois places disponibles obligeront les candidats à démontrer non seulement la qualité de leur idée, mais aussi ce qu’elle produit déjà concrètement.
Le critère d’impact devient donc central. Il ne s’agit plus uniquement de montrer qu’une entreprise existe, mais de prouver qu’elle répond à un besoin, qu’elle crée de la valeur et qu’elle peut éventuellement changer d’échelle.
Du projet local au réseau francophone
Le Sommet peut ainsi offrir une première ouverture vers un espace beaucoup plus large que le seul marché togolais. Les échanges avec d’autres acteurs francophones peuvent permettre aux jeunes sélectionnés de comparer leurs modèles, d’identifier de nouvelles opportunités et de mieux comprendre les attentes de partenaires extérieurs.
Cette exposition internationale ne garantit toutefois ni financement ni débouchés. Elle constitue plutôt une opportunité de construire un réseau et de tester la capacité d’un projet local à convaincre au-delà de son environnement immédiat.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 septembre. Les conditions de participation et les éléments nécessaires à la constitution du dossier sont disponibles sur le portail du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Créé en 1994, le PPEJ s’adresse aux jeunes de 16 à 35 ans ressortissants des pays membres de la CONFEJES, qu’ils soient scolarisés, déscolarisés ou diplômés, à condition d’avoir suivi une formation technique à la création d’entreprise.
Pour les trois Togolais qui seront retenus, le véritable enjeu commencera donc après la sélection : transformer quelques jours de visibilité au Cambodge en relations capables de donner un nouvel horizon à leur activité.
La Rédaction

