Lors de la deuxième édition du Forum de partenariat Russie-Afrique, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a réitéré l’importance du dialogue avec l’Éthiopie pour résoudre les tensions liées au Grand Barrage de la Renaissance (GERD). Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un accord juridique clair et contraignant afin de protéger les droits hydriques de l’Égypte, tout en précisant qu’aucun contentieux direct n’oppose son pays à ses voisins éthiopiens.
Al-Sissi a rappelé que la diplomatie égyptienne repose sur la non-ingérence et la coopération régionale, rejetant toute approche militaire comme solution. Pour lui, les différends entre États africains doivent se régler par le dialogue, le respect du droit international et la mise en place de mécanismes de concertation inclusifs.
Le président a également souligné le rôle des infrastructures africaines dans la stabilité et le développement du continent, estimant que des projets partagés et inclusifs permettent de réduire les tensions, de prévenir les conflits et de soutenir la croissance économique régionale.
Le GERD, construit depuis 2011 sur le Nil Bleu, continue de susciter des préoccupations pour l’Égypte et le Soudan, situés en aval. Ces deux pays demandent un cadre contraignant pour le remplissage et l’exploitation du barrage, afin de protéger leurs ressources en eau.
Pour l’Égypte, le Nil est une ressource vitale. Le pays dépend presque exclusivement du fleuve, avec un quota annuel de 55,5 milliards de mètres cubes, alors que les besoins dépassent 100 milliards pour une population de plus de 100 millions d’habitants. Dans ce contexte, le GERD constitue un enjeu stratégique majeur, mais le Caire privilégie toujours une solution négociée fondée sur la coopération entre États riverains et le droit international.
La Rédaction

