L’ex-président américain Donald Trump est de nouveau au cœur des accusations, cette fois-ci concernant une tentative d’inverser les résultats de la présidentielle de 2020. Un rapport présenté par le procureur spécial Jack Smith vient éclairer son rôle présumé dans cette affaire.
Le document, long de 165 pages et largement expurgé pour protéger les témoins, révèle que Trump aurait agi à titre privé pour influencer le processus électoral entre novembre 2020 et janvier 2021. Ce rapport, soumis à la juge Tanya Chutkan, met en avant la nature privée des actions pour lesquelles l’ancien président est poursuivi, ce qui pourrait l’exposer à des poursuites malgré l’immunité habituellement accordée au président des États-Unis.
Des révélations surprenantes
Le rapport contient des éléments inédits, dont un témoignage décrivant une conversation entre Donald Trump et des membres de sa famille à bord de l’hélicoptère présidentiel. Selon ce témoignage, Trump aurait encouragé ses proches en leur disant : « Peu importe le résultat de l’élection, il faut se battre comme un chien ». Avant même que le dépouillement ne soit terminé, il aurait affirmé son intention de se déclarer vainqueur.
Les événements qui ont suivi l’élection, y compris l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, sont également abordés dans ce rapport. Jack Smith précise que Trump aurait agi en dehors de son rôle officiel, utilisant ses propres ressources et celles de sa campagne pour tenter d’inverser les résultats dans plusieurs États clés.
Trump contre-attaque
Fidèle à lui-même, Donald Trump a réagi vivement sur son réseau Truth Social, qualifiant le rapport de « truffé de faussetés ». Il accuse l’administration démocrate d’ingérence électorale, cherchant à le discréditer alors qu’il se prépare pour la présidentielle de 2024.
Face à ces révélations, la Cour suprême a statué que Trump ne bénéficie d’aucune immunité pour ses actes non officiels. Toutefois, l’ex-président espère retarder toute action judiciaire jusqu’après l’élection de novembre. En cas de victoire, il pourrait, dès janvier 2025, tenter de mettre fin aux poursuites fédérales à son encontre.
La Rédaction

