À moins de trois mois de la présidentielle ivoirienne prévue le 25 octobre 2025, le climat politique se tend. Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a publiquement exprimé son soutien à l’opposition ivoirienne et appelé la France à cesser toute ingérence dans les affaires électorales du pays.
Un soutien affiché après une marche de l’opposition
Le 9 août 2025, à Yopougon, une vaste mobilisation du Front commun PDCI-PPA-CI et de ses alliés a dénoncé la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat. Les manifestants ont également réclamé la réintégration de plusieurs figures politiques écartées du scrutin à la suite de condamnations controversées, parmi lesquelles Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam.
Dans un message publié sur le réseau social X (ex-Twitter), Jean-Luc Mélenchon a affirmé :
« Soutien au peuple ivoirien démocratique qui refuse la présidence à vie d’Alassane Ouattara, exige la détente des opposants et le rétablissement de leurs droits à la candidature. La France ne doit plus se mêler des élections en Côte d’Ivoire. »
Les revendications de l’opposition
Les partis d’opposition demandent :
• La réforme de la Commission électorale indépendante (CEI)
• La révision de la liste électorale
• La réintégration des candidats radiés
La marche du 9 août a été présentée par les organisateurs comme un signal d’alerte adressé au pouvoir en place.
Une relation franco-ivoirienne sous tension
Historiquement marquée par des liens politiques et économiques étroits, la relation entre la France et son ancienne colonie reste un sujet sensible. Lors des périodes électorales, une partie de l’opinion publique ivoirienne accuse régulièrement Paris d’ingérence, ce qui alimente les tensions diplomatiques.
L’appel de Jean-Luc Mélenchon, à quelques semaines d’un scrutin déterminant, pourrait raviver le débat sur le rôle des puissances étrangères dans les affaires politiques ivoiriennes.
La Rédaction

