Les deux États s’accordent sur des mesures conjointes pour réduire les coûts logistiques et améliorer la performance du corridor stratégique
Le Togo et le Burkina Faso ont réaffirmé leur engagement à renforcer la fluidité du trafic de marchandises sur l’axe Lomé–Ouagadougou, considéré comme l’un des corridors économiques les plus structurants de la sous-région.
Cette volonté commune a été réitérée à l’issue d’une réunion ministérielle de haut niveau tenue à Lomé, réunissant les responsables en charge des transports, de la sécurité et de l’administration territoriale des deux pays.
Un corridor stratégique sous pression
Les échanges ont mis en évidence plusieurs contraintes persistantes qui pèsent sur la compétitivité du corridor : coûts élevés des surestaries, lenteurs des procédures portuaires et douanières, insuffisance des infrastructures logistiques et rigidités administratives.
Les autorités burkinabè ont également insisté sur la nécessité d’adapter certains dispositifs dans un contexte de réorganisation des services douaniers.
Des dysfonctionnements opérationnels identifiés
Les discussions ont révélé des retards dans la mise en œuvre de décisions antérieures, traduisant des limites dans le suivi et la coordination des engagements bilatéraux.
Du côté togolais, des dysfonctionnements dans la gestion du fret ont été relevés, notamment autour du respect des quotas et de la complexité des procédures au niveau du poste frontalier de Cinkassé.
La multiplication des contrôles routiers et les insuffisances infrastructurelles ont également été pointées.
Vers un cadre de coopération renforcé
Pour répondre à ces défis, les deux pays ont convenu de mettre en place un cadre permanent de concertation et de renforcer les mécanismes conjoints de gestion du transport routier.
L’accent sera mis sur l’harmonisation des procédures douanières, l’interconnexion des systèmes administratifs et la lutte contre les pratiques abusives sur les corridors.
Une dynamique de modernisation logistique
Les deux États entendent également améliorer les infrastructures et les conditions de travail des transporteurs, tout en renforçant la transparence dans la chaîne logistique afin de réduire les coûts de transit.
Une nouvelle évaluation de ces mesures est prévue dans trois mois, afin de mesurer les avancées concrètes.
Cette dynamique s’inscrit dans une logique plus large de renforcement de l’intégration régionale et de désenclavement économique du Burkina Faso via le port de Lomé.
La Rédaction

