Un rapport récent de Human Rights Watch révèle que les travailleurs âgés en Corée du Sud subissent un système qui les pénalise ouvertement.
Trois mécanismes clés creusent cette injustice : la retraite obligatoire à partir de 60 ans, qui met fin à la carrière quel que soit le talent ou l’expérience ; le système de « salaire maximal » qui réduit progressivement le revenu dans les dernières années d’activité, impactant aussi les droits sociaux liés à la retraite et aux indemnités ; et enfin, la réembauche massive des seniors dans des emplois précaires, peu rémunérés et socialement dévalorisés, comme agents de sécurité ou aides-soignants.
Par ailleurs, la sécurité sociale s’avère largement insuffisante. Les allocations chômage durent au maximum 270 jours, souvent après plusieurs années d’attente avant l’accès à la pension nationale de vieillesse. En 2023, seuls 40 % des personnes de plus de 60 ans bénéficiaient de cette pension.
Human Rights Watch appelle le gouvernement sud-coréen à mettre fin à cette discrimination fondée sur l’âge, en garantissant aux travailleurs âgés un traitement juste et respectueux de leurs droits.
La Rédaction

