Kim Jong Un a récemment traversé la frontière sino-nord-coréenne pour assister à un défilé militaire à Pékin à bord de son célèbre train blindé, surnommé la « forteresse ambulante ». Lent mais extrêmement sécurisé, ce train est devenu l’un des moyens de transport les plus emblématiques de la Corée du Nord.
Un train blindé digne de James Bond
Ce train de couleur vert olive accompagne le dirigeant nord-coréen dans la majorité de ses voyages à l’étranger, peu nombreux depuis son accession au pouvoir en 2011. Selon le ministère sud-coréen de l’Unification, le train est équipé d’armes d’assaut et même d’un hélicoptère en cas d’urgence.
Fabriqué à Pyongyang en plusieurs exemplaires quasi-identiques, il est intégralement blindé : vitres, parois et plancher sont conçus pour résister aux balles et aux explosifs. Son poids impose toutefois une vitesse maximale limitée à 60 km/h.
À l’intérieur, le confort est digne des standards les plus luxueux : homard, vins français et aménagements spacieux. L’officiel russe Konstantin Pulikovsky avait déjà décrit le luxe à bord lors d’une visite.
Pourquoi pas l’avion ?
Les dirigeants nord-coréens, à l’instar de Staline, privilégient le train à l’avion pour des raisons de sécurité. Même si Kim Jong Un n’a pas la phobie de voler comme son père, le train offre des conditions de protection incomparables : en cas d’attaque, les chances de survie sont bien supérieures, et le train peut faire demi-tour ou changer d’itinéraire de façon plus imprévisible qu’un avion.
Les déplacements de Kim Jong Un sont aussi sécurisés par un déploiement militaire le long des voies empruntées, comme lors de son voyage à Hanoï en 2019.
Une image symbolique de pouvoir
Au-delà de la sécurité, le train a une fonction symbolique : il montre un dirigeant capable de travailler de longues heures en route, et il constitue une démonstration de puissance pour la population nord-coréenne.
Ce mode de transport est aussi un héritage familial : Kim Il Sung puis Kim Jong Il avaient déjà adopté le train blindé comme principal moyen de déplacement pour les voyages à l’étranger, marquant une tradition qui perdure sous Kim Jong Un.
La Rédaction

