Les dirigeants des pays du Commonwealth se rassemblent aux Samoa pour parler de sujets importants, dont la question des réparations pour la traite des esclaves. Les pays africains et caribéens réclament justice pour les souffrances causées par l’esclavage.
Aux Samoa, les discussions tournent aussi autour du rôle du Royaume-Uni dans la traite des esclaves. Bien que le Royaume-Uni hésite à en parler, il est disposé à écouter les préoccupations des autres dirigeants. La Communauté caribéenne (CARICOM) a déjà mis en place une commission pour réclamer des réparations aux anciennes puissances coloniales.
Le porte-parole du Premier ministre britannique, Keir Starmer, a cependant indiqué que le gouvernement britannique ne prévoit pas de discuter des réparations au sommet. Starmer a souligné que le Royaume-Uni préfère se concentrer sur des sujets actuels, comme le changement climatique, et aider les pays à collaborer avec les institutions financières internationales. Le ministre des Affaires étrangères des Bahamas, Frederick Mitchell, a affirmé qu’une telle discussion était inévitable pour reconnaître les injustices du passé. Pour Philip Davis, Premier ministre des Bahamas, cette demande de réparations dépasse l’aspect financier et concerne surtout la reconnaissance de l’histoire et de ses effets durables.
Il est à rappeler que le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a récemment abordé ce thème lors d’une conférence à Accra, déclarant que « l’argent ne pourra jamais effacer les dommages de la traite des esclaves ».
Entre le 15e et le 19e siècle, environ 12,5 millions d’Africains ont été réduits en esclavage et envoyés de force dans les Amériques. Selon l’historien Gnaka Lagoke, les réparations devraient inclure une aide au développement et la restitution des ressources volées durant la colonisation. Epsy Campbell Barr, ancienne vice-présidente du Costa Rica, a déclaré « Nous devons affronter l’héritage du passé ».
La Rédaction

