Une coalition arabe et musulmane appelle la communauté internationale à défendre les droits palestiniens
L’Égypte et sept États arabes ou musulmans ont lancé un avertissement solennel contre les nouvelles mesures foncières israéliennes en Cisjordanie, estimant qu’elles renforcent de manière illégitime le contrôle administratif et juridique d’Israël sur les territoires palestiniens.
Une « escalade grave » selon huit pays
Dans un communiqué conjoint publié le 17 février, l’Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Indonésie, le Pakistan, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar ont exprimé leur opposition à la décision d’Israël de classer de nouvelles terres de Cisjordanie comme « terres d’État ». Les signataires dénoncent une escalade grave, susceptible d’accélérer la colonisation et de figer une souveraineté israélienne jugée illégale.
Selon eux, ces mesures imposent une nouvelle réalité juridique et administrative sur des zones stratégiques de la Cisjordanie, compromettant la solution à deux États et réduisant la perspective d’un État palestinien indépendant et viable.
Fondements juridiques et droit international
Les huit pays invoquent la Quatrième Convention de Genève, relative à la protection des civils en temps de guerre, ainsi que la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui considère les colonies israéliennes comme juridiquement invalides. Ils rappellent également l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les conséquences juridiques des politiques menées dans les territoires occupés.
Cette réaction survient après l’adoption par Israël de mesures facilitant l’acquisition foncière par les colons et accélérant l’enregistrement des titres de propriété en zone C, qui représente environ 60 % de la Cisjordanie sous contrôle israélien. L’ONG israélienne La Paix maintenant a estimé que près de 67 millions d’euros seraient mobilisés pour financer cette opération de régularisation foncière.
Appel à la communauté internationale
Les ministres signataires ont lancé un appel à la communauté internationale pour garantir le respect du droit international et la protection des droits inaliénables du peuple palestinien, notamment le droit à l’autodétermination et la création d’un État palestinien sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte régional déjà marqué par des tensions politiques et sécuritaires croissantes.
La Rédaction

