À mi-parcours de la phase de groupes de la CAN Féminine 2025, la compétition ne se joue pas seulement entre nations, mais aussi entre buteuses. Barbra Banda, Ghizlane Chebbak, Nguenar Ndiaye, Mama Diop et Racheal Kundananji se disputent déjà, pied à pied, le prestigieux Soulier d’Or. Un duel de talent, d’expérience et d’efficacité offensive.
Chebbak en chef d’orchestre
Déjà sacrée meilleure joueuse et buteuse lors de la dernière édition, Ghizlane Chebbak confirme son statut. En deux matchs, la capitaine marocaine a inscrit 4 buts sur les 6 de son équipe. À 34 ans, elle impressionne par sa constance et son sang-froid. Leader naturelle des Lionnes de l’Atlas, elle domine provisoirement le classement des buteuses.
Nguenar Ndiaye, le feu sénégalais
La réponse sénégalaise vient de Nguenar Ndiaye. L’avant-centre a trouvé le chemin des filets à deux reprises face à la RD Congo, puis de nouveau contre la Zambie. Quatre buts qui placent la Lionne à égalité avec Chebbak. Sa puissance physique et son sens du but font d’elle l’une des joueuses les plus redoutées du tournoi.
Barbra Banda toujours dans le coup
L’attaquante zambienne Barbra Banda, qui avait électrisé les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021, ne déçoit pas. C’est elle qui a ouvert le bal de cette CAN en marquant le tout premier but du tournoi, avant de s’offrir un doublé contre le Sénégal. Déjà trois réalisations pour la star des Copper Queens, candidate déclarée au Soulier d’Or.
Kundananji et Diop, des poursuivantes de taille
Avec deux buts chacune, Racheal Kundananji et Mama Diop ne sont pas loin derrière. La première, coéquipière de Banda, apporte vitesse et percussion dans le jeu zambien. La seconde, point d’ancrage de l’attaque sénégalaise, brille par son jeu de tête et sa capacité à se démarquer dans la surface. À l’approche de la phase à élimination directe, elles restent des atouts offensifs majeurs.
Des habituées des grands rendez-vous
Ghizlane Chebbak, Nguenar Ndiaye ou encore Jermaine Seoposenwe ne sont pas des révélations : elles ont déjà brillé lors de la CAN 2022. Chebbak avait offert la victoire au Maroc face au Burkina Faso, Ndiaye avait scoré contre l’Ouganda, et Seoposenwe avait signé un but décisif face au Nigeria. Des performances qui se répètent aujourd’hui, preuve de leur régularité au plus haut niveau.
La maturité fait la différence
Cette édition 2025 met en lumière une réalité frappante : les trentenaires sont les reines de l’efficacité. Chebbak (34 ans), Ndiaye (30 ans), Mama Diop (30 ans), Oshoala (30 ans) et Ghoutia Karchouni (30 ans) prouvent que l’expérience pèse lourd dans les grands tournois. Leur sang-froid, leur vision du jeu et leur maîtrise des temps forts font la différence.
La course au Soulier d’Or de la CAN Féminine 2025 est lancée sur des bases élevées, dominée par des figures confirmées. Si la jeunesse pousse, ce sont bien les vétéranes qui dictent le tempo. La suite du tournoi promet un suspense haletant jusqu’au bout.
La Rédaction

