Le trafic de bois a longtemps prospéré dans l’ombre. Entre villages et massifs forestiers, il avançait lentement, presque invisiblement, alimenté par la pauvreté énergétique et l’absence de contrôle réel. Dans la région des Plateaux, cette économie souterraine a durablement fragilisé les forêts classées. Aujourd’hui, l’État frappe fort : la tolérance est terminée.
Une prédation silencieuse
Chaque arbre abattu illégalement affaiblit l’écosystème. Sols appauvris, biodiversité en recul, régulation hydrique perturbée : le prix de la coupe illégale se paie dans la stabilité du climat et la santé des territoires. Derrière ce pillage se cache un marché clandestin florissant, où le bois et le charbon circulent au mépris de la loi et du futur.
La riposte de l’État
Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ont mené des descentes inopinées dans plusieurs massifs forestiers. Sur le terrain, des exploitants ont été surpris en flagrant délit, des cargaisons de charbon saisies, notamment dans les zones strictement protégées. L’objectif est clair : frapper là où la loi était ignorée et envoyer un message à tous les acteurs clandestins.
Fin de la tolérance
Le discours officiel est sans équivoque. La coupe illégale et le transport frauduleux de bois ne seront plus tolérés. Exploitants, transporteurs et intermédiaires sont prévenus : l’impunité appartient au passé. Cette action traduit une volonté de restaurer l’autorité de l’État et de protéger un patrimoine naturel mis en péril par des pratiques structurellement illégales.
Les forêts classées, remparts écologiques
Les forêts classées des Plateaux ne sont pas de simples réserves végétales : elles régulent le climat, abritent la biodiversité et maintiennent la fertilité des sols. Les laisser disparaître reviendrait à sacrifier l’équilibre écologique et la résilience des territoires. Protéger ces espaces est désormais une obligation, pas un choix.
Ce qui se joue dans les Plateaux dépasse les opérations ponctuelles. C’est un test de crédibilité pour l’État et une alerte pour la société. La protection des forêts n’est plus optionnelle : elle conditionne la stabilité écologique et la responsabilité des générations présentes. Reculer n’est plus une alternative, mais un renoncement.
La Rédaction

