L’Arabie Saoudite s’engage à soutenir le développement de l’Afrique subsaharienne en annonçant un plan de financement de 41 milliards de dollars sur une période de dix ans. Cette initiative, dévoilée lors du sommet « Future Investment Initiative New Africa Summit », vise à injecter 25 milliards de dollars en investissements directs étrangers via des entreprises privées saoudiennes.
Lancée le 28 octobre à Riyad, la 8ème édition de la conférence Future Investment Initiative (FII) a attiré l’attention du monde sous le thème « Horizons infinis, investir aujourd’hui pour façonner l’avenir ». Surnommé « Davos dans le désert », ce forum est le principal rassemblement d’investissement et d’innovation au Moyen-Orient. Plus de 7 000 personnalités, dont des dirigeants politiques, investisseurs privés et représentants de bailleurs de fonds, sont présents pour échanger sur les défis économiques mondiaux.
Le sommet a ouvert avec un pré-sommet centré sur l’Afrique, réunissant des leaders politiques et économiques africains, dont le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le dirigeant ivoirien Tidjane Thiam, et le président de United Bank for Africa (UBA), Tony Elumelu. Cette plateforme a permis de souligner les opportunités d’investissement en Afrique, comme l’a exprimé le président Faye, qui a rappelé que le Sénégal, fort de sa stabilité politique et de son attractivité économique, est ouvert aux investissements dans des secteurs stratégiques tels que l’industrialisation, l’énergie verte et le numérique.
Les engagements saoudiens se traduisent par divers types de soutien financier, notamment 10 milliards de dollars de la Banque saoudienne d’import-export, 5 milliards en faveur des startups africaines et 1 milliard pour une initiative de développement régional. En plus, des fonds supplémentaires pourraient être accordés par des bailleurs de fonds du Golfe, envisageant des prêts d’une valeur totale de 50 milliards de dollars pour les pays africains d’ici 2030.
Grâce aux revenus pétroliers, l’Arabie Saoudite dispose d’un levier financier conséquent, avec un fonds souverain, le Fonds d’investissement public, qui gère environ 930 milliards de dollars d’actifs.
La Rédaction

