L’Algérie renoue avec les appels d’offres pétroliers internationaux. Le groupe français TotalEnergies et Qatar Energy remportent un vaste permis dans le sud-est du pays, aux côtés de Sonatrach.
C’est une première depuis 2014. L’Algérie a enfin rouvert ses portes aux majors étrangères de l’énergie avec le lancement de son appel d’offres baptisé « Algeria Bid Round 2024 », piloté par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). Parmi les entreprises retenues, TotalEnergies, en partenariat avec Qatar Energy, s’impose comme l’un des grands gagnants.
Le permis obtenu porte sur une vaste zone appelée Ahara, d’une superficie impressionnante de 14 900 km², située à la jonction des riches bassins pétroliers de Berkine et Illizi, dans le sud-est du pays. TotalEnergies y opérera durant les phases d’exploration et d’évaluation, avec 24,5 % de participation, tout comme Qatar Energy. La compagnie nationale algérienne Sonatrach conservera, conformément à la législation locale, une part majoritaire de 51 %.
Retour des investisseurs étrangers
Outre le duo franco-qatarien, quatre autres consortiums internationaux ont remporté des permis. Le groupe italo-thaïlandais ENI – PTTEP obtient le bloc Reggane II dans la wilaya d’Adrar. ZPEC, entreprise chinoise, a remporté le périmètre Zerafa II dans le bassin d’Ahnet Gourara. Un groupement austro-suisse, réunissant Zangas et Filada, s’est vu attribuer la zone Toual II dans le bassin de Berkine. Enfin, Sinopec, autre géant chinois, a raflé Guern El Guessa, dans le Gourara-Timimoun.
Un seul bloc, El Mzaid El Kebir, situé dans le bassin de l’ouest Mya, n’a pas suscité d’intérêt lors de cet appel d’offres.
Des contrats avant fin juillet
Selon le président de l’Alnaft, Mourad Beldjehem, la signature des contrats devrait intervenir au plus tard le 30 juillet 2025, en fonction des négociations en cours avec les entreprises. Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a confirmé que les accords avec Sonatrach sont déjà en préparation.
Ce retour des investisseurs étrangers est un signal fort. Il témoigne de la volonté d’Alger de réactiver son attractivité énergétique, dans un contexte de transition mondiale où les hydrocarbures restent un levier stratégique majeur pour l’économie nationale.
La Rédaction

