La plupart des petites et moyennes entreprises présentent le manque de financement comme l’un de leurs plus grands défis. Pourquoi les institutions financières rejettent leurs demandes ? Quelles sont les solutions à apportées ?
Les petites et moyennes entreprises PME sont l’épine centrale et le moteur de l’économie africaine. Elles représentent à elles seules plus de 90% des entreprises et emploient environ 60% de la population active.
Les PME jouent ainsi un rôle essentiel dans l’absorption des 900 millions d’africains qui devraient rejoindre la population active d’ici 2050, en raison de leurs capacités à créer de nouveaux emplois dans la plupart des économies. Seulement, elles sont confrontées à un problème. Les PME citent systématiquement l’accès au financement comme étant l’un des plus grands obstacles à leur croissance. Ou du moins dans les pays en développement.
Une analyse menée sur les raisons du rejet des demandes de financement des entreprises montre que la capacité des entreprises à rembourser ou à générer des profits est liée à une bonne gestion.
Environ 2/3 des entreprises dont les demandes de financement ont été rejetées ne présentent pas assez de garanties quant à leur capacité de remboursement ou à générer des profits. Les responsables de ses structures affirment avoir besoin de formation dans le domaine managérial. « On a 3% simplement des entreprises au Sénégal qui ont des états financiers. C’est-à-dire que l’entreprise ne sait pas quel est son état de santé. À plus forte raison, ceux qui ont vocation à faire du deal avec l’entreprise, comme les institutions financières, les grands comptes, les grandes entreprises, ne peuvent pas non plus avoir d’informations sur cette entreprise » explique Idrissa Diabira, directeur de l’Agence de Développement et d’encadrement des PME du Sénégal.
C’est ainsi que Ring Africa, fonds d’investissement à impact social et environnemental rentre en action. Il est depuis mars 2024, actionnaire minoritaire d’une vingtaine de petites sociétés innovantes, de la Côte-d’Ivoire au Sénégal et les aides à se structurer. « Nous n’apportons pas que des fonds, mais nous apportons aussi un accompagnement, explique sa présidente Elisabeth Moreno. Nous avons créé un partenariat avec Mstudio, basé en Côte d’Ivoire. Ils vont coacher, mentorer ces jeunes structures. Parce que vous pouvez avoir la plus belle idée du monde, si vous ne savez pas diriger une entreprise, faire un bilan, recruter, faire un plan marketing, vous ne tenez pas dans la durée. Et nous, on veut miser sur la durée ».
À indiquer le responsable de la dite structure.
D’autres fonds sont en train de se mettre en place et des initiatives sont en train de se mettre en oeuvre pour renforcer la capacité des chef des PME-PMI.
La Rédaction

