La Guinée-Bissau s’apprête à organiser son scrutin présidentiel en novembre dans un climat où la crédibilité électorale est déjà fortement remise en question. Les tensions autour du processus électoral s’inscrivent dans un contexte africain plus large où la confiance dans les élections connaît un déclin inquiétant.
À Bissau, les partisans du président Umaro Sissoco Embalo continuent de manifester leur soutien, brandissant des keffiehs rouges à son effigie lors des rassemblements politiques. Mais derrière ces démonstrations publiques, la contestation du processus électoral s’amplifie. Les observateurs soulignent que la compétition politique semble souvent éclipsée par les stratégies de maintien au pouvoir.
Cette situation n’est pas unique à la Guinée-Bissau. Au Cameroun, le président Paul Biya, âgé de 92 ans, a revendiqué un huitième mandat consécutif après avoir officiellement remporté 53,7 % des suffrages lors d’un scrutin largement dénoncé comme frauduleux, déclenchant des manifestations et renforçant le sentiment de défiance vis-à-vis des institutions démocratiques.
Ces dynamiques interrogent la résilience des systèmes électoraux africains et la capacité des États à organiser des scrutins à la fois libres, transparents et crédibles. La Guinée-Bissau, comme d’autres nations du continent, se trouve à un carrefour où l’équilibre entre stabilité politique et légitimité démocratique reste fragile.
La Rédaction

