La 19ᵉ édition de FNB Art Joburg ouvre ses portes ce vendredi 4 septembre 2026 au Sandton Convention Centre. Jusqu’au 6 septembre, plus de 100 artistes et des exposants représentant 19 pays africains se retrouvent dans l’une des principales foires d’art contemporain du continent. Derrière les œuvres, un autre enjeu se dessine : renforcer en Afrique même les réseaux capables de montrer, collectionner et valoriser la création africaine.
Johannesbourg – Pendant trois jours, une partie de la géographie de l’art contemporain africain se recompose à Sandton. FNB Art Joburg ouvre ce 4 septembre sa 19ᵉ édition avec des galeries, artistes, collectionneurs, commissaires d’exposition et institutions venus de différentes régions du continent.
Plus de 100 artistes sont annoncés dans une foire structurée autour de huit sections. Certaines accueillent des galeries établies, quand d’autres privilégient les jeunes structures, les artistes émergents, la photographie, les installations monumentales, les institutions culturelles ou encore les livres et estampes.
Montrer l’Afrique dans toute sa diversité

Cette organisation permet d’éviter une représentation uniforme de la création africaine. Peinture, photographie, sculpture, installation et pratiques expérimentales témoignent de scènes artistiques qui se développent dans des contextes très différents.
La nouvelle section ARC privilégie notamment les présentations individuelles d’artistes et l’expérimentation. LAB fonctionne davantage comme un incubateur pour les galeries et structures hybrides émergentes, tandis que MAX accueille des œuvres dont les dimensions dépassent celles d’un stand conventionnel.
La foire devient ainsi autant un lieu de découverte qu’un espace où se dessinent les tendances du marché et les artistes susceptibles d’acquérir une visibilité plus large.
Collectionner l’art africain depuis l’Afrique
L’un des enjeux majeurs de cette édition concerne précisément le marché. FNB Art Joburg affiche depuis plusieurs années sa volonté de développer une nouvelle génération de collectionneurs africains et de renforcer les relations entre galeries, artistes et acheteurs.
Une rencontre organisée ce vendredi autour du thème « The Business of Art: Championing the African Canon » doit notamment réunir entrepreneurs, investisseurs et responsables économiques pour discuter de l’art contemporain africain comme capital culturel, mais également économique.
Cette réflexion pose une question déterminante : alors que les artistes africains occupent une place croissante dans les grandes foires, collections et institutions internationales, quelle part de leur marché peut être structurée directement sur le continent ?

Johannesburg, capitale culturelle le temps d’une semaine
FNB Art Joburg ne fonctionne d’ailleurs plus comme un événement isolé. La foire constitue l’aboutissement d’une programmation plus vaste qui transforme Johannesburg en parcours artistique.
Depuis fin août, Open City invite le public à découvrir galeries, musées, ateliers d’artistes et institutions de la métropole, tandis que The BMW Art Generation développe expositions, performances et rencontres autour de la création contemporaine.
Du 4 au 6 septembre, le Sandton Convention Centre devient le point de convergence de cet écosystème. Plus qu’une vitrine, FNB Art Joburg défend ainsi une ambition : faire de Johannesburg un endroit où l’art africain n’est pas uniquement produit et exposé, mais également débattu, acheté et collectionné.
La Rédaction

