Le forum des hauts fonctionnaires SADC-États-Unis, qui s’est récemment tenu au Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato à Antananarivo, en marge du 45ᵉ sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a servi de plateforme pour aborder des questions diplomatiques et économiques sensibles, susceptibles d’influencer l’avenir des relations entre la SADC et les États-Unis.
L’AGOA au centre des discussions
Le forum visait à renforcer le partenariat SADC-États-Unis, mais plusieurs dossiers délicats ont été abordés, notamment l’avenir de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA). Ce programme permet aux pays africains éligibles d’exporter vers les États-Unis en franchise de droits ou avec des tarifs réduits. Avec son expiration prévue en septembre, son renouvellement ou sa révision éventuelle reste incertain, alors que l’AGOA est crucial pour le textile, l’agro-industrie et l’artisanat.
Visa et restrictions : vers un dialogue plus nuancé
Les restrictions de voyage imposées par les États-Unis, le “travel ban”, ont également été évoquées. Cette mesure concerne les ressortissants de pays jugés non coopératifs sur le plan diplomatique ou sécuritaire. Dans la SADC, l’Angola et le Zimbabwe ont déjà été concernés. Plusieurs délégations ont plaidé pour une approche plus transparente et différenciée, afin de réduire l’impact de ces restrictions sur les échanges économiques, culturels et humains.
Une délégation américaine de premier plan
La délégation américaine comprenait Claire Pierangelo, ambassadrice à Madagascar, et Melanie Higgins, secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines, accompagnées de Howard Van Vraken, représentant spécial auprès de la SADC. Bien que les discussions soient restées confidentielles, leurs orientations pourraient influencer durablement les relations commerciales et diplomatiques entre la SADC et les États-Unis.
La Rédaction

