Le récent vote de l’Assemblée nationale française sur l’accord de 1968 régissant les conditions de séjour et de travail des Algériens en France suscite l’attention, mais sa portée réelle reste limitée.
Le 30 octobre 2025, l’Assemblée nationale a adopté une résolution proposée par le Rassemblement national demandant au gouvernement français de dénoncer cet accord. Si le texte marque un signal politique à l’approche des échéances électorales, il n’a pas de valeur contraignante : il ne modifie pas l’accord lui-même et ne peut pas engager l’Algérie, car il s’agit d’une démarche interne au Parlement français.
Pour Alger, cette initiative relève d’un débat strictement français. L’accord de 1968 demeure un accord intergouvernemental, et une démarche officielle du gouvernement français vers l’Algérie serait nécessaire pour envisager toute renégociation ou modification. Les autorités algériennes considèrent donc que cette résolution n’a pour le moment aucune incidence concrète sur la relation bilatérale.
Cette affaire illustre également la dimension politique du débat en France, où l’histoire migratoire et les relations avec l’Algérie deviennent un enjeu dans la compétition électorale, sans nécessairement impacter les rapports diplomatiques existants.
En somme, le vote de l’Assemblée nationale française soulève des discussions médiatiques et politiques, mais la portée juridique et bilatérale reste limitée, confirmant qu’il s’agit d’une affaire essentiellement « franco-française ».
La Rédaction

