Ministres, chercheurs et experts africains se réunissent dans la capitale togolaise pour discuter de l’harmonisation des politiques de recherche et orienter la science vers des solutions concrètes pour le développement.
À Lomé, depuis lundi, ministres africains chargés de l’enseignement supérieur, responsables de la recherche et experts scientifiques participent à une conférence stratégique consacrée à l’alignement des politiques nationales de recherche sur les besoins du continent. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du CAMES (Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur).
Les débats se concentrent sur les enjeux majeurs qui déterminent le futur de l’Afrique : transition énergétique, transformation numérique, sécurité alimentaire, gouvernance locale et innovation scientifique au service du développement. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération interétatique, partager les ressources et mobiliser les financements pour soutenir des projets scientifiques à fort impact sur les sociétés africaines.
« La science ne peut être détachée des réalités du continent. Elle doit proposer des solutions concrètes aux problèmes locaux tout en renforçant nos capacités de recherche », a souligné Mama Omorou, ministre togolais de l’Éducation nationale.
Diaka Sidibé, présidente en exercice du conseil des ministres du CAMES, a rappelé que l’intégration scientifique est essentielle pour la visibilité internationale de l’Afrique et pour attirer des partenariats stratégiques dans la recherche et l’innovation.
Le CAMES, organisation intergouvernementale créée pour coordonner et harmoniser les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique entre ses États membres, assure la reconnaissance mutuelle des diplômes, la mobilité académique, et le renforcement des capacités scientifiques sur le continent. Cette conférence permet donc d’inscrire la science africaine dans un cadre pragmatique, orienté vers les priorités du continent.
À travers ces échanges, le Togo se positionne comme un acteur central dans la promotion d’une recherche scientifique durable, collaborative et résolument tournée vers les défis économiques, sociaux et technologiques de l’Afrique.
La Rédaction

