Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix rouge (CICR), par le mandat que lui confère la Conférence de Genève dans la défense des droits humanitaires, s’engage dans la signature d’un accord de trêve s’il le faut afin de libérer les otages israéliens détenus sans nouvelles depuis 9 mois.
Le Comité international de la croix rouge (CICR) fort de son mandat et de sa présence de longue date dans la région, et s’appuyant sur ses capacités d’intervention, a rapidement adapté et renforcé ses activités pour répondre aux nouveaux besoins à Gaza. Neuf mois après la reprise des hostilités, le CICR est toujours en train de redemander et de renégocier l’accès aux prisons afin de rendre visite aux détenus qui sont objet d’abus sexuels, de tortures et des violences.
Le CICR a pu faciliter la libération de 107 otages en novembre dernier lors de l’unique semaine de trêve négociée entre Israël et le Hamas palestinien. Mais depuis, il leur manque un accord entre les deux parties pour poursuivre le travail. « Nous sommes en contact avec les familles. Nous sommes prêts, 24 h sur 24 h et sept jours sur sept et nous l’avons toujours été. Les deux côtes le savent et sont conscientes des modalités pratiques dans lesquelles cela pourrait se faire » a déclaré Mirjana Spoljaric dans une interview avec RFI.
Le CICR est donc prêt à participer à la libération d’otages israéliens, si un accord de trêve permettait d’aboutir à une nouvelle trêve dans la bande de Gaza, même si elle déplore les conséquences sécuritaires cette opération. « Ce sont des opérations extrêmement délicates et dangereuses dans la situation actuelle. Nous devons avoir des garanties de sécurité. Pas seulement pour notre personnel, mais aussi pour les otages et toutes les personnes impliquées » selon Mirjana Spoljaric.
La Rédaction

