La diphtérie continue de progresser au Sénégal, où 456 cas confirmés et 14 décès ont été recensés depuis le début de l’épidémie. Désormais présente dans 13 des 14 régions du pays, cette infection bactérienne remet au premier plan l’importance de la couverture vaccinale et du dépistage précoce.
Au Sénégal, la diphtérie ne se limite plus à quelques foyers isolés. La maladie touche désormais une grande partie du territoire national, imposant aux autorités sanitaires une surveillance étendue et une mobilisation accrue autour de la vaccination. Selon le bilan du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, arrêté au 1er novembre 2026, 456 infections ont été confirmées dans 60 districts sanitaires, pour un total de 14 décès.
Si aucun nouveau décès n’a été signalé lors du dernier point de situation, la circulation de la maladie demeure préoccupante. Le 18 octobre, les autorités comptabilisaient encore 368 cas confirmés. En deux semaines, 88 infections supplémentaires ont donc été intégrées au bilan national.
Une maladie désormais largement répartie
La répartition géographique témoigne de l’ampleur prise par l’épidémie. Dakar enregistre le nombre le plus élevé de cas confirmés, avec 61 infections, devant Kaolack (58), Thiès (51), Diourbel (48) et Louga (47). Matam, Tambacounda et Kédougou figurent également parmi les régions concernées.
Cette dispersion complique la surveillance sanitaire, qui doit désormais couvrir des territoires aux réalités géographiques et aux capacités de prise en charge différentes. Elle rend également essentielle l’identification rapide des personnes infectées afin de limiter les transmissions au sein des communautés.
La vaccination, principal rempart contre la diphtérie
Infection bactérienne transmissible notamment par les gouttelettes respiratoires, la diphtérie peut provoquer une inflammation de la gorge, de la fièvre et des difficultés respiratoires. Dans ses formes graves, les toxines produites par la bactérie peuvent entraîner des complications cardiaques ou neurologiques.
La maladie dispose pourtant d’un moyen de prévention efficace : la vaccination. Le ministère sénégalais de la Santé appelle les parents à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter les doses manquantes conformément au Programme élargi de vaccination.
Les autorités insistent également sur la nécessité de consulter rapidement un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes suspects, plutôt que de recourir à l’automédication.
Au-delà du bilan épidémiologique, la situation rappelle l’importance de maintenir une protection vaccinale régulière sur l’ensemble du territoire. Pour les services de santé, l’enjeu consiste désormais à interrompre les chaînes de transmission avant que de nouveaux foyers ne s’étendent.
La Rédaction

