Pendant des années, il se présentait aux services sociaux avec une canne, accompagné de son épouse, affirmant souffrir de graves troubles de la vue et d’une perte d’autonomie. Mais en Suisse, un homme qui avait perçu l’équivalent de 617 000 euros ( 404 725 469 FCFA ) de prestations sociales indues a finalement été démasqué. Les enquêteurs l’avaient notamment surpris en train de conduire une voiture, et même un bateau.
Une incapacité soigneusement mise en scène
L’affaire commence en 2005, dans le canton suisse de Saint-Gall. L’homme invoque de multiples problèmes de santé : troubles visuels importants, vertiges, crises de panique et difficultés à accomplir les gestes quotidiens.
Lors de ses rendez-vous avec les assurances sociales, son épouse l’accompagne systématiquement. Elle affirme qu’il est presque incapable de quitter son lit sans assistance. Ces déclarations contribuent à justifier le versement de prestations d’invalidité et de prévoyance professionnelle.
Pendant plusieurs années, le couple entretient ainsi l’image d’un homme lourdement dépendant.
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Il conduisait une voiture et même un bateau
En août 2013, un signalement attire l’attention des autorités. Une surveillance est organisée entre novembre 2013 et mars 2014.
Les observations contredisent alors les incapacités déclarées. L’homme se déplace sans difficulté apparente, jardine, sort ses poubelles et conduit régulièrement sa voiture.
Plus surprenant encore, les enquêteurs le voient également piloter un bateau, une activité difficilement compatible avec la grave déficience visuelle qu’il prétendait présenter.
Ces constatations deviennent déterminantes dans la procédure judiciaire.
Un jugement plus de vingt ans après
Début octobre 2026, l’homme et son ancienne épouse comparaissent devant le tribunal du district d’Uznach, en Suisse.
Tous deux sont reconnus coupables d’escroquerie et condamnés à des peines de prison assorties du sursis. Malgré la prescription d’une partie des faits anciens, des conséquences financières importantes leur sont également imposées.
Selon les informations rapportées par la presse suisse, chacun doit verser une somme dépassant l’équivalent de 100 000 euros, à laquelle s’ajoutent des frais de procédure.
Cette affaire illustre une fraude particulièrement longue, dont la découverte a précédé de plus d’une décennie le jugement.
Pendant des années, cet homme affirmait ne presque plus pouvoir voir ni se déplacer seul. Ce sont finalement ses propres déplacements, observés par les enquêteurs, qui ont contribué à faire tomber son histoire.
La Rédaction

