À la veille du troisième sommet Russie–Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026, le Togo entend poursuivre le développement de sa coopération avec Moscou. La participation annoncée du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, intervient après plusieurs initiatives diplomatiques et économiques destinées à structurer un partenariat axé sur les investissements, l’énergie et les échanges commerciaux.
Le rapprochement entre Lomé et Moscou pourrait franchir une nouvelle étape. Faure Essozimna Gnassingbé est attendu dans la capitale russe pour le troisième sommet Russie–Afrique, selon l’ambassadeur de Russie au Togo, Igor Evdokimov, qui affirme avoir reçu confirmation de sa participation par les autorités togolaises.
Cette perspective prolonge une séquence diplomatique engagée notamment lors de la visite du Président du Conseil à Moscou, en novembre 2025. Depuis, les deux pays cherchent à donner une traduction économique plus concrète à leurs relations.
Des projets économiques déjà identifiés
Du 29 septembre au 1er octobre 2026, Lomé a accueilli la première session de la Commission mixte intergouvernementale Togo–Russie. Les discussions ont porté sur le commerce, l’industrie, l’énergie, l’agriculture, les transports et les technologies.
Deux mémorandums d’entente ont été signés, ouvrant la voie à de nouvelles collaborations. Leur portée dépendra toutefois des projets retenus, des financements mobilisés et des modalités de réalisation.
L’énergie et le développement des infrastructures figurent parmi les domaines dans lesquels les deux partenaires souhaitent approfondir leurs échanges.
Le port de Lomé dans les ambitions commerciales russes
L’une des pistes examinées concerne la création d’un corridor logistique permettant d’acheminer des marchandises russes vers l’Afrique de l’Ouest à travers le territoire togolais.
Grâce à son port en eau profonde et à ses connexions avec les pays de l’hinterland, le Togo dispose d’atouts pour renforcer son rôle de plateforme commerciale régionale.
Ce projet reste néanmoins à l’étude. Sa concrétisation nécessiterait des accords opérationnels et des investissements adaptés.
Transformer le dialogue en réalisations
Pour Lomé, le rendez-vous de Moscou représente ainsi une occasion de poursuivre les discussions engagées et de préciser les priorités bilatérales.
Au-delà de la diversification des partenariats internationaux, l’enjeu sera de faire émerger des initiatives susceptibles de soutenir l’activité économique, les infrastructures et les échanges commerciaux.
La portée du rapprochement togolo-russe se mesurera désormais aux projets effectivement réalisés.
La Rédaction

