Réunis à Kara du 12 au 16 octobre 2026 pour leur 143ᵉ session ordinaire, les évêques catholiques du Togo ont élu Mgr Jacques Danka Longa à la présidence de leur Conférence. Au-delà de ce renouvellement, les travaux ont porté sur la formation des futurs prêtres, l’engagement de la jeunesse et la situation sociopolitique nationale, confirmant la double vocation pastorale et sociale de l’épiscopat togolais.
La Conférence des évêques du Togo (CET) ouvre une nouvelle étape de son fonctionnement. À l’issue de cinq jours de travaux au Centre pastoral diocésain Mgr Bakpessi, à Kara, les prélats ont confié leur présidence à Mgr Jacques Danka Longa, évêque du diocèse hôte.
Il succède à Mgr Benoît Comlan Alowonou, évêque émérite de Kpalimé, dont les membres de la Conférence ont salué le service accompli. Mgr Isaac Jogues Gaglo, archevêque métropolitain de Lomé, a été élu vice-président. Ce renouvellement intervient dans une période marquée par plusieurs évolutions au sein de l’Église catholique togolaise.
Une nouvelle équipe pour coordonner la vie de l’Église
La CET constitue le principal cadre de concertation des évêques du pays. Elle permet d’harmoniser les orientations pastorales, de coordonner certaines initiatives communes et d’accompagner les grandes questions touchant à la mission de l’Église.
L’élection de Mgr Jacques Danka Longa ne modifie pas l’autonomie de chaque évêque dans son diocèse. Elle lui confie cependant une responsabilité particulière dans l’animation des travaux de la Conférence et la représentation de l’épiscopat.
Les assises ont également accueilli Mgr Edmond Yawo Amekuse, nouvel évêque de Kpalimé, qui participait pour la première fois à une session. Dans l’attente d’une réorganisation des responsabilités pastorales, celui-ci assurera le suivi des questions relatives au clergé, aux séminaires et à la vie consacrée.
Jeunesse et formation sacerdotale parmi les priorités
Les évêques ont examiné la situation des trois grands séminaires de Lomé, Tchitchao et Notsè, notamment leurs bilans financiers et leurs perspectives pour l’année académique 2026-2027. Ils ont souligné la nécessité d’assurer un fonctionnement économique plus serein de ces établissements, essentiels à la formation des futurs prêtres.
La pastorale des jeunes a également occupé une place importante. La Conférence a dressé un bilan positif des premières Journées nationales de la jeunesse, organisées à Atakpamé, qui ont rassemblé environ 3 500 participants.
Les évêques ont encouragé les jeunes catholiques à renforcer leur engagement religieux et citoyen. La prochaine édition de ce rassemblement est prévue à Kara en 2029.
Un appel à la prière pour le Togo
La situation sociopolitique nationale a aussi retenu l’attention des prélats. Sans annoncer de nouvelle prise de position politique détaillée, la Conférence a invité les paroisses et les communautés à organiser une neuvaine de rosaire du 23 au 31 octobre, pour le pays.
Les travaux ont par ailleurs été marqués par la célébration du centenaire des Journées missionnaires mondiales, à la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Kara.
À travers cette session, l’épiscopat togolais associe ainsi renouvellement de ses responsabilités, suivi de ses institutions et attention aux préoccupations nationales. Pour la nouvelle équipe dirigeante, l’enjeu sera de poursuivre cette coordination tout en accompagnant les évolutions de l’Église et de la société togolaise.
La Rédaction

