Texas – Dans la classe de Valecia Broussard, les élèves ont désormais un endroit spécialement réservé pour… péter. Cette enseignante américaine a installé un « fart corner », littéralement un « coin à pets », afin que ses élèves puissent s’y rendre lorsqu’ils en ressentent le besoin. Présentée sur TikTok, l’idée a provoqué un phénomène inattendu, avec près de 50 millions de vues.
Des élèves devenus très à l’aise
Valecia Broussard enseigne à des enfants de 9 et 10 ans dans la région de Pearland, au Texas. À la rentrée, elle constate que ses élèves ne semblent plus particulièrement gênés par leurs flatulences. Ils lâchent des gaz en travaillant à leur bureau, en taillant leurs crayons, pendant les activités de groupe ou encore lorsqu’ils se déplacent dans la classe.
Plutôt que de multiplier les remarques ou de transformer chaque incident en moment embarrassant, l’enseignante décide d’organiser les choses. Un espace précis de la salle devient officiellement le « coin à pets ».
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Un passage par le coin, puis retour au travail
Le fonctionnement est simple. Lorsqu’un élève a besoin de se soulager, il peut se rendre dans cet espace, faire ce qu’il a à faire, utiliser un désodorisant puis reprendre normalement son activité. L’objectif, explique l’enseignante, est aussi de concentrer autant que possible les mauvaises odeurs au même endroit.
Derrière l’aspect comique, Valecia Broussard défend une approche qu’elle présente comme pragmatique. Elle estime qu’il n’est pas nécessaire de faire honte aux enfants pour une fonction naturelle du corps et préfère leur donner un cadre plutôt que de les encourager à se retenir ou à perturber toute la classe.
Près de 50 millions de vues
Ce sont finalement les réseaux sociaux qui ont donné à l’expérience une tout autre dimension. Après avoir présenté son « fart corner » sur TikTok, l’enseignante a vu sa vidéo approcher les 50 millions de vues et accumuler plusieurs millions de mentions « j’aime ».
Ses élèves, eux, semblent avoir rapidement intégré cette nouvelle règle de vie collective. Selon leur enseignante, ils se rendent simplement dans le coin prévu, utilisent éventuellement le désodorisant puis retournent travailler, sans que l’épisode devienne nécessairement un événement pour toute la classe.
Une solution pédagogique qui ne figurera probablement pas dans tous les manuels scolaires, mais qui aura au moins permis à cette enseignante texane de résoudre un problème très concret : dans sa classe, chacun peut désormais lâcher prise, à condition de le faire au bon endroit.
La Rédaction

