Ce proverbe swahili rappelle que les moyens conçus pour nuire aux autres peuvent finir par atteindre celui qui les a créés ou mis en mouvement.
La lance est ici bien davantage qu’une arme. Forgée par la main de l’homme avant d’être dirigée contre un adversaire, elle symbolise une action dangereuse dont personne ne maîtrise entièrement les conséquences. Que cette même lance revienne frapper son fabricant donne au proverbe toute sa puissance : celui qui prépare le mal n’est jamais assuré d’en rester à l’abri.
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Origine
« La lance tue celui qui l’a forgée » est répertorié parmi les proverbes swahilis, tradition proverbiale d’Afrique de l’Est. La formulation française restitue une maxime construite autour de la lance, arme historiquement présente dans plusieurs sociétés de cette région.
Signification
Ce proverbe signifie d’abord que le mal peut se retourner contre son auteur. Celui qui prépare un piège, provoque un conflit ou utilise la violence contre autrui crée une situation dont il ne contrôle pas nécessairement l’issue. L’instrument pensé pour atteindre l’autre peut finalement devenir la cause de son propre malheur.
La lance peut également représenter autre chose que la violence physique : une manipulation, une calomnie, une trahison ou une stratégie destinée à affaiblir quelqu’un. Dans chacun de ces cas, le principe reste le même : une action malveillante produit des conséquences qui peuvent dépasser l’intention initiale et atteindre celui qui l’a provoquée.
Le proverbe constitue ainsi une mise en garde contre l’illusion de pouvoir maîtriser durablement le mal que l’on met soi-même en circulation. Avant de forger une « lance » contre quelqu’un, mieux vaut se demander où elle pourrait finir sa course.
« La lance tue celui qui l’a forgée » rappelle que nuire à autrui n’est jamais une entreprise sans risque. La sagesse consiste à ne pas fabriquer soi-même l’instrument qui, un jour, pourrait se retourner contre nous.
La Rédaction

