Face à une demande indue, une tentative d’arnaque ou un comportement contraire aux règles professionnelles, les contribuables togolais sont invités à ne plus garder le silence. L’Office togolais des recettes remet en avant son numéro vert, destiné au signalement gratuit des pratiques susceptibles de compromettre l’intégrité de ses services.
La lutte contre la corruption au sein de l’administration fiscale et douanière repose aussi sur la capacité des usagers à faire remonter les irrégularités rencontrées. À travers une nouvelle campagne de sensibilisation diffusée dans la presse, l’OTR encourage les citoyens à dénoncer les faits dont ils seraient victimes ou témoins.
Les signalements peuvent concerner des actes de corruption, des manœuvres frauduleuses, des tentatives d’escroquerie ou des comportements inappropriés dans les relations entre agents et contribuables.
Faire des usagers des acteurs du contrôle
En mettant à disposition un canal gratuit, l’Office cherche à rapprocher ses mécanismes de contrôle interne des réalités vécues sur le terrain.
Le dispositif doit permettre aux contribuables de signaler plus facilement les pratiques qui portent atteinte à la transparence des procédures, à l’égalité de traitement ou à la confiance envers l’administration.
Cette participation des usagers peut compléter les inspections et les contrôles institutionnels. Elle suppose toutefois que les plaintes soient examinées avec rigueur et que les personnes qui les transmettent disposent de garanties suffisantes.
La crédibilité dépendra du traitement des plaintes
La mise en avant d’un numéro vert (8280) constitue un outil utile, mais son efficacité reposera surtout sur les suites données aux informations recueillies.
Pour produire un véritable effet dissuasif, le mécanisme devra permettre d’identifier les abus, de vérifier les faits signalés et, lorsque les manquements sont établis, d’appliquer les mesures prévues.
L’enjeu dépasse ainsi la seule communication. Il s’agit de renforcer l’intégrité du service public fiscal et douanier, tout en donnant aux citoyens un moyen concret de défendre leurs droits dans leurs rapports avec l’administration.
La Rédaction

