Le climat politique togolais se tend davantage avec la récente déclaration du Front “Touche pas à ma Constitution” (FTMC). Son président, Nathaniel Olympio, a annoncé que le mouvement n’intégrera pas le futur gouvernement de la Ve République, instaurée à la suite de la promulgation de la nouvelle Constitution en mai 2024.
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Une opposition frontale à la nouvelle Constitution
Depuis son adoption, le FTMC n’a cessé de dénoncer la Ve République comme une “construction illégitime”, critiquant l’absence de consultation via référendum.
Le Front exige l’interdiction du “Mouvement les Sentinelles”
En plus de son refus d’intégrer le futur gouvernement, le FTMC appelle à l’interdiction du “Mouvement les Sentinelles”, qu’il qualifie de milice pro-régime. Selon le mouvement, la présence de tels groupes constitue une menace pour la paix civile et la stabilité démocratique.
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Pour l’instant, aucune source officielle n’a confirmé le statut ou l’existence formelle de ce mouvement, mais la demande alimente le débat politique et médiatique.
Une fracture politique durable
Avec cette position ferme, le FTMC s’affirme comme un acteur majeur de l’opposition, déterminé à contester la légitimité de la Ve République. Le porte-parole Nathaniel Olympio a souligné que son mouvement ne participera à aucun gouvernement futur tant que la Constitution ne sera pas révisée.
La Rédaction

