Avec un financement d’un million d’euros de la Banque africaine de développement, les deux pays préparent un plan directeur destiné à mieux valoriser les ressources du bassin transfrontalier, tout en renforçant la résilience des écosystèmes face aux effets du changement climatique.
Le Togo et le Bénin franchissent une nouvelle étape dans leur coopération autour du bassin du Mono. Grâce à un appui financier d’un million d’euros mobilisé par la Facilité africaine de l’eau (FAE), un fonds spécial du Groupe de la Banque africaine de développement, les deux États vont élaborer un schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources en eau ainsi qu’un plan d’investissement destiné à accompagner le développement durable de ce bassin partagé.
L’objectif est de disposer d’une feuille de route commune permettant de mieux planifier les investissements futurs dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’irrigation, l’accès à l’eau potable, la production d’énergie hydroélectrique et la préservation des écosystèmes.
Une ressource stratégique pour les deux pays
S’étendant sur près de 24 300 km², le bassin du Mono constitue l’un des principaux espaces hydriques transfrontaliers de la sous-région. Il joue un rôle essentiel dans les activités agricoles, la production énergétique, la pêche et l’approvisionnement en eau des populations riveraines.
Le barrage de Nangbéto, situé sur le fleuve Mono, demeure l’une des principales infrastructures qui valorisent ce potentiel partagé entre les deux pays.
Restaurer des écosystèmes fragilisés
Au-delà de ses atouts économiques, le bassin est confronté à des défis environnementaux de plus en plus marqués. La déforestation, la pollution des cours d’eau et les effets du changement climatique exercent une pression croissante sur les ressources naturelles et sur les moyens de subsistance des communautés locales.
Dans ce contexte, les interventions prévues cibleront des problématiques spécifiques à chaque pays. Au Togo, les actions porteront sur la restauration des écosystèmes dégradés dans le sous-bassin de l’Amou. Au Bénin, elles concerneront notamment la lutte contre les plantes aquatiques envahissantes dans le lac Djétoé.
Préparer les investissements de demain
Au-delà du financement annoncé, l’enjeu réside dans la capacité des deux pays à disposer d’outils de planification susceptibles de mobiliser, à terme, des investissements beaucoup plus importants en faveur du développement durable du bassin.
Cette approche vise à renforcer la gestion concertée des ressources en eau, dans un contexte où les bassins transfrontaliers occupent une place croissante dans les politiques d’adaptation climatique et de sécurité hydrique en Afrique de l’Ouest.
La Rédaction

