À Lomé, la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) engage une mutation interne en intégrant les enjeux climatiques et la budgétisation verte dans la montée en compétences de son personnel, dans une logique d’alignement avec les politiques publiques de développement durable.
LOMÉ — La régulation des médias n’échappe plus aux transformations structurelles liées à l’urgence climatique. À travers un atelier de formation organisé le 15 juin à Lomé, la HARC amorce une évolution de son positionnement institutionnel, en intégrant les enjeux environnementaux et les mécanismes de budgétisation verte dans son fonctionnement interne.
Au-delà d’une simple session de renforcement de capacités, cette initiative traduit une dynamique plus large d’adaptation des institutions publiques aux exigences de durabilité, dans un contexte où les politiques climatiques s’imposent progressivement comme un cadre transversal de l’action de l’État.
Une institution de régulation face à l’élargissement des enjeux publics
Historiquement centrée sur la régulation des contenus écrits, audiovisuels et numériques, la HARC élargit ici son champ de réflexion vers des problématiques qui dépassent son périmètre traditionnel. L’intégration des enjeux climatiques dans ses pratiques internes s’inscrit dans une logique de modernisation de la gouvernance publique.
Pour les responsables de l’institution, il s’agit d’anticiper les mutations à venir, où la communication publique devra également intégrer les dimensions environnementales et de responsabilité sociale.
Comprendre le climat pour transformer la décision publique
L’atelier a permis d’aborder les concepts fondamentaux liés aux changements climatiques, ainsi que les stratégies d’adaptation et d’atténuation. L’objectif affiché est de renforcer la compréhension technique des agents afin de mieux intégrer ces enjeux dans les pratiques professionnelles quotidiennes.
Dans cette perspective, la question climatique n’est plus perçue comme un domaine sectoriel isolé, mais comme un paramètre structurant des politiques publiques et des modes de gestion administrative.
La budgétisation verte comme nouvel outil de gouvernance
Un second volet de la formation a été consacré à la budgétisation verte, une approche qui consiste à intégrer les impacts environnementaux dans la planification et l’exécution des dépenses publiques.
Cette méthode vise à orienter les choix budgétaires vers des projets plus durables, en tenant compte des enjeux de résilience climatique, de protection des ressources naturelles et de transition écologique.
Pour les acteurs de la formation, cette approche constitue un levier de transformation progressive de l’action publique, en reliant directement les décisions financières aux objectifs environnementaux nationaux.
Vers une communication publique plus responsable
Au-delà des aspects techniques, cette initiative traduit également une volonté d’évolution dans la manière dont les institutions publiques appréhendent la communication autour des enjeux climatiques. La HARC entend ainsi contribuer à la diffusion d’une culture de responsabilité environnementale, tant dans les contenus que dans les pratiques institutionnelles.
Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de sensibilisation et de mobilisation des administrations publiques face aux défis liés au changement climatique, où la gouvernance environnementale devient un axe transversal de modernisation de l’État.
La Rédaction

