Les progrès enregistrés depuis 2024 dans les domaines de la santé maternelle, de la jeunesse et de la lutte contre les violences basées sur le genre ont été passés en revue à Lomé, dans un exercice qui met en lumière autant les avancées que les défis de leur consolidation.
Au-delà du bilan présenté dans le cadre du 8e programme de coopération entre le Togo et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), c’est la question de l’efficacité concrète des interventions qui s’impose en filigrane. Depuis deux ans, plusieurs actions structurantes ont été engagées, notamment dans le renforcement des infrastructures sanitaires et des dispositifs d’accompagnement des jeunes.
Dans le secteur de la santé maternelle, des maternités et blocs opératoires ont été réhabilités et équipés à Lomé ainsi que dans la région des Savanes. Ces investissements visent à améliorer la prise en charge des urgences obstétricales et à réduire les risques liés aux accouchements, dans un contexte où l’accès aux soins spécialisés demeure inégal selon les territoires.
Sur le plan de la santé reproductive, l’approvisionnement en produits de planification familiale a été renforcé, avec l’objectif affiché de garantir une meilleure disponibilité des services dans les structures sanitaires. Une dimension essentielle dans un pays marqué par une dynamique démographique soutenue et des besoins croissants en matière de santé publique.
Le volet consacré à la jeunesse s’est traduit par la mise en place de centres de formation et d’initiatives entrepreneuriales, dont l’Espace Orange Jeune inauguré à Lomé. Ces dispositifs ambitionnent de soutenir l’insertion économique des jeunes, mais posent également la question de leur capacité à générer des parcours durables dans un marché du travail encore largement contraint.
Parallèlement, la lutte contre les violences basées sur le genre a été renforcée à travers des campagnes de sensibilisation menées dans plusieurs localités et la création de centres d’écoute destinés à accompagner les victimes. Ces mécanismes traduisent une volonté de structurer progressivement un dispositif de prise en charge, dans un domaine où le silence social reste encore un obstacle majeur.
La rencontre de Lomé, tenue mardi, s’inscrit dans la logique d’évaluation périodique des programmes de coopération. Elle intervient également à un moment charnière, où les parties prenantes préparent déjà le prochain cycle d’intervention, censé s’aligner davantage sur les priorités nationales de développement.
Mais au-delà des réalisations mises en avant, une interrogation demeure centrale : celle de la conversion de ces investissements en transformations sociales mesurables. Entre infrastructures améliorées, dispositifs créés et campagnes déployées, l’écart entre action visible et impact durable reste l’un des principaux enjeux de ce type de coopération internationale.
La Rédaction

