Un projet de coup d’État en 2025 dévoile ses mécanismes internes présumés
Des éléments issus du procès en cours à Abuja lèvent le voile sur les contours d’un présumé complot visant le palais présidentiel nigérian, la Villa présidentielle, dans le cadre d’une tentative de déstabilisation du pouvoir de Bola Tinubu fin 2025.
Selon des déclarations attribuées à l’un des accusés, les auteurs présumés du plan auraient envisagé de neutraliser l’alimentation électrique du complexe présidentiel afin de faciliter une intrusion coordonnée. L’objectif supposé était de créer un environnement de confusion propice à l’accès au site hautement sécurisé.
Des stratégies d’infiltration internes au cœur du dispositif
Un autre prévenu évoque un plan parallèle reposant sur le recrutement d’agents infiltrés au sein de la Villa présidentielle. Les cibles mentionnées incluaient des militaires en service, des agents du Service de sécurité de l’État (SSS) ainsi que des employés civils travaillant dans le complexe.
Ces éléments ont été présentés dans le cadre d’un procès fédéral à Abuja, où plusieurs suspects sont jugés pour 13 chefs d’accusation, incluant trahison, terrorisme et infractions liées au financement du terrorisme.
Témoignages et accusations croisées devant la justice
Parmi les principaux témoins figure Zekeri Umoru, employé d’une entreprise de maintenance travaillant sur le site présidentiel. Dans une vidéo diffusée devant la Haute Cour fédérale, il affirme avoir été impliqué dans des discussions portant sur les modalités d’accès au complexe.
Il soutient que le colonel Mohammed Ma’aji, présenté comme un acteur central du présumé complot, aurait proposé des fonds pour recruter des personnes internes capables de faciliter l’opération.
Selon son témoignage, les discussions incluaient également l’usage d’un véhicule médicalisé pour contourner les dispositifs de sécurité.
Un projet jugé violent et à haut risque
Toujours selon les déclarations versées au dossier, certains participants auraient évoqué un accès par la force, même en cas de refus des complices internes, avec un risque assumé d’affrontements violents.
Zekeri Umoru affirme avoir fini par prendre ses distances avec le projet, évoquant le niveau de danger et les conséquences potentielles d’une telle opération. Il nie par ailleurs toute implication dans un quelconque sabotage du système électrique du complexe présidentiel.
Une procédure judiciaire encore en cours
Le tribunal d’Abuja poursuit l’examen des déclarations des six accusés dans le cadre d’une procédure visant à déterminer la validité et la spontanéité des aveux recueillis lors de l’enquête.
Le dossier implique plusieurs anciens officiers militaires, un inspecteur de police et des acteurs civils. Un ancien ministre d’État au pétrole, Timipre Sylva, est cité comme étant en fuite.
L’affaire, particulièrement sensible, reste à ce stade entièrement entre les mains de la justice nigériane.
La Rédaction
Source
D’après des éléments issus des audiences de la Haute Cour fédérale d’Abuja et des documents d’enquête relayés par des médias internationaux.

