Jusqu’au 25 mai, des médecins togolais et français mènent au Centre hospitalier préfectoral de Blitta une campagne chirurgicale dédiée aux pathologies gynécologiques lourdes, avec un important volet de transfert de compétences médicales.
Au Centre hospitalier préfectoral de Blitta, l’activité opératoire s’intensifie autour d’une mission médicale conduite par l’ONG française Humani Terra International. Depuis plusieurs jours, des équipes togolaises et françaises y prennent en charge des femmes souffrant de pathologies gynécologiques complexes, souvent responsables de lourdes complications sanitaires et sociales.
La mission, qui se poursuit jusqu’au 25 mai, cible notamment les prolapsus génitaux, les fistules uro-génitales ainsi que certaines séquelles obstétricales nécessitant des interventions chirurgicales spécialisées.
Des pathologies encore fortement sous-traitées en Afrique subsaharienne
Dans de nombreuses régions africaines, les fistules obstétricales et certaines affections gynécologiques restent insuffisamment prises en charge, faute d’accès régulier à des chirurgies spécialisées et à des plateaux techniques adaptés.
Ces pathologies, souvent liées à des complications d’accouchement ou à des fragilités du suivi médical, entraînent des conséquences physiques mais aussi psychologiques et sociales pour les patientes concernées.
À Blitta, l’objectif affiché par les équipes médicales est donc double : traiter les cas les plus lourds tout en améliorant durablement les capacités locales de prise en charge.
Former pour réduire la dépendance médicale
Au-delà des opérations chirurgicales, la mission comporte un important volet de formation destiné au personnel médical togolais.
Les équipes du CHP bénéficient notamment d’un accompagnement sur l’échographie diagnostique et les techniques de chirurgie gynécologique par voie basse, considérées comme moins invasives et permettant des récupérations postopératoires plus rapides.
Cette logique de transfert de compétences apparaît désormais centrale dans les missions médicales internationales, qui cherchent de plus en plus à renforcer l’autonomie des structures hospitalières locales plutôt qu’à intervenir uniquement dans l’urgence.
Une coopération médicale installée dans la durée
Présente régulièrement au Togo et dans plusieurs pays africains, Humani Terra Internationaldéveloppe depuis plusieurs années des missions associant chirurgie spécialisée, appui technique et formation hospitalière.
À travers ce type d’intervention, les ONG médicales internationales contribuent également au renforcement progressif des systèmes de santé locaux, dans un contexte où l’amélioration de la santé maternelle demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique subsaharienne.
La Rédaction

