Une opération menée dans le nord-est du Nigeria
Abu-Bilal al-Minuki, haut responsable de l’organisation État islamique, a été tué lors d’une opération conjointe menée par les forces nigérianes et américaines dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé les autorités des deux pays.
Selon le président américain Donald Trump et l’armée nigériane, Abu-Bilal al-Minuki occupait une position stratégique au sein de l’organisation jihadiste et figurait parmi les principaux responsables opérationnels liés aux réseaux de l’État islamique en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
L’opération a été conduite dans l’État de Borno, épicentre historique de l’insurrection jihadiste dans le pays.
Un responsable présenté comme central dans l’appareil de l’EI
Les forces armées nigérianes ont décrit al-Minuki comme une figure clé des structures internationales du groupe jihadiste.
Selon l’armée, il supervisait notamment des activités liées à la propagande, aux réseaux financiers, au développement d’armes artisanales, aux explosifs ainsi qu’à l’utilisation de drones par différentes branches affiliées à l’État islamique.
Les autorités nigérianes estiment que son élimination représente un coup important porté aux capacités de coordination régionales du groupe.
Une frappe menée dans la région du lac Tchad
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a confirmé que l’opération visait un complexe situé dans la région du bassin du lac Tchad, zone frontalière entre le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.
Selon l’armée, l’intervention s’est déroulée durant plusieurs heures dans la nuit de samedi à dimanche et reposait sur des renseignements faisant état d’une base fortifiée utilisée par la cellule d’al-Minuki.
Aucune perte n’a été signalée du côté des forces engagées.
Une coopération sécuritaire renforcée avec Washington
Cette opération intervient dans un contexte de coopération militaire accrue entre Abuja et Washington face à la persistance des groupes jihadistes dans la région.
Depuis plusieurs mois, les États-Unis renforcent leur soutien logistique et sécuritaire au Nigeria, confronté depuis plus de quinze ans aux violences de Boko Haram et de la Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (ISWAP).
Un acteur lié à plusieurs attaques majeures
Ancien cadre de Boko Haram avant de rejoindre les structures affiliées à l’État islamique, Abu-Bilal al-Minuki est également présenté par les autorités nigérianes comme impliqué dans l’enlèvement de plus de 100 écolières à Dapchi en 2018.
L’armée affirme aussi qu’il avait joué un rôle dans les transferts de combattants vers la Libye afin de soutenir les réseaux de l’État islamique en Afrique du Nord.
La Rédaction

