Le chantier de la centrale solaire de Dalouak, dans la région des Savanes, progresse de manière significative avec plus d’un tiers des travaux désormais achevés. Le projet, porté par une entreprise chinoise et financé par la Banque mondiale, s’inscrit dans la stratégie d’extension de l’accès à l’électricité dans les zones rurales du nord du Togo.
Une infrastructure énergétique de nouvelle génération
Dotée d’un financement de 60,5 millions d’euros, la future centrale développera une capacité installée comprise entre 25 et 30 MWc. Elle sera associée à un système de stockage par batteries d’une capacité de 40 MWh, destiné à stabiliser l’injection d’électricité dans le réseau, y compris en période de faible ensoleillement.
Le dispositif technique prévoit l’installation d’environ 36 000 panneaux solaires répartis sur une superficie de 52 hectares.
Une production ciblée pour les zones rurales
À terme, l’infrastructure devrait produire près de 52 114 MWh par an. Cette capacité permettra d’alimenter environ 29 000 ménages et de contribuer à l’électrification d’une soixantaine de localités rurales, encore partiellement ou totalement dépourvues d’accès stable à l’électricité.
Une pression sur les délais d’exécution
En déplacement sur le site, le gouverneur de la région des Savanes, Atcha-Dédji Affoh, a insisté sur la nécessité d’accélérer l’avancement des travaux afin de permettre une mise en service dans les meilleurs délais.
L’enjeu est d’autant plus important que la région reste confrontée à des déficits structurels en matière d’infrastructures énergétiques.
Un projet structurant pour le mix énergétique national
La centrale de Dalouak s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification du mix énergétique togolais, avec une montée en puissance progressive des énergies renouvelables.
Au-delà de la production électrique, le projet vise à renforcer la stabilité du réseau national et à réduire la dépendance aux sources thermiques, tout en améliorant l’accès à l’énergie dans les zones rurales.
La Rédaction

