Face à la montée inquiétante des maladies non transmissibles (MNT), le Togo intensifie ses initiatives de santé publique, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces affections, parmi lesquelles figurent l’hypertension, le diabète et l’obésité, représentent un défi majeur pour la santé des populations et sont considérées par l’OMS comme une véritable « épidémie silencieuse ».
Les chiffres nationaux mettent en évidence l’ampleur du phénomène. L’hypertension touche aujourd’hui plus d’un quart de la population, tandis que près de 31 % des Togolais présentent un excès de poids ou de l’obésité. Le diabète, en revanche, montre une diminution relative, ce qui souligne le rôle crucial de la prévention et de l’éducation sanitaire.
Pour répondre à cette situation, le ministère de la Santé a prévu l’organisation de trois journées dédiées à la prévention des MNT. L’objectif principal est de sensibiliser la population aux comportements qui favorisent ces maladies, notamment la consommation excessive d’alcool et de tabac, la sédentarité et une alimentation déséquilibrée.
Le Togo se distingue au sein de la région africaine de l’OMS par l’intégration des MNT dans les soins de santé primaires et par la facilitation de l’accès aux traitements essentiels. L’appui technique et stratégique de l’OMS permet également de renforcer les politiques de prévention et de développer des programmes de sensibilisation durables.
Cette approche ambitieuse vise non seulement à réduire la prévalence des maladies non transmissibles, mais aussi à promouvoir un mode de vie plus sain, offrant à la population des solutions concrètes pour mieux vivre et prévenir les complications liées à ces pathologies.
La Rédaction

