Le Zimbabwe se retrouve sous pression judiciaire internationale : la Libyan Foreign Bank a engagé une procédure au Royaume‑Uni visant le ministre des Finances et la compagnie pétrolière nationale du pays. L’objectif est clair : obtenir le remboursement de plus de 100 millions de dollars de prêts contractés en 2001.
Ces fonds avaient été accordés dans le cadre d’une ligne de crédit destinée à financer les importations de carburant, mais selon la banque libyenne, le Zimbabwe n’a jamais respecté ses engagements. Le tribunal britannique a fixé la fin du mois comme délai pour que le gouvernement zimbabwéen réponde à cette action en justice.
Cette affaire souligne l’ampleur de la crise de la dette qui frappe le pays depuis des années. Avec un passif estimé à près de 21 milliards de dollars, le Zimbabwe reste exclu des marchés financiers internationaux, un isolement qui freine sa relance économique et accroît sa vulnérabilité face aux créanciers étrangers. La relance de cette dette vieille de 25 ans rappelle également les défis rencontrés par certains États africains pour honorer des engagements financiers anciens et préserver leur crédibilité sur la scène internationale.
La Rédaction

