Au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a étendu son contrôle aux déplacements des femmes. Dorénavant, toutes les voyageuses sont contraintes de porter le voile intégral, que ce soit dans les bus, les taxis, les motos ou tout autre moyen de transport. Cette mesure reflète la volonté des groupes armés islamistes de renforcer leur emprise sociale et territoriale dans le pays.
Contexte de la mesure
Cette décision intervient dans un contexte d’insécurité croissante et de pression sur les infrastructures de transport. La compagnie Diarra Transport, l’une des principales du pays, a été contrainte de se conformer à ces exigences afin de pouvoir poursuivre ses activités. Pour reprendre ses opérations, la société a présenté des excuses publiques et accepté de mettre en œuvre les règles vestimentaires imposées aux voyageuses, une obligation qui s’étend désormais à l’ensemble des compagnies de transport nationales.
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Réactions et inquiétudes
Les femmes maliennes expriment leur inquiétude face à cette restriction. Certaines dénoncent une atteinte à leurs libertés individuelles, tandis que d’autres s’interrogent sur la conciliation entre cette obligation et leurs pratiques culturelles et religieuses. Ce climat de pression sociale renforce la vulnérabilité des femmes dans un contexte de radicalisation et de contrôle croissant par les groupes armés.
Rappel historique
Cette situation rappelle les événements de 2012 à Tombouctou, lorsque les djihadistes avaient instauré des règles strictes limitant l’accès des femmes à l’éducation et aux marchés, tout en imposant des codes vestimentaires précis. Ces restrictions avaient également touché la musique, l’usage du tabac et les interactions sociales mixtes.
Implications
L’imposition du port du voile soulève de sérieuses questions sur les droits des femmes et la liberté individuelle au Mali. Elle illustre également la stratégie des groupes djihadistes visant à contrôler les comportements sociaux et à étendre leur influence dans la région du Sahel. La situation reste étroitement surveillée par les autorités maliennes et la communauté internationale, conscientes des enjeux humanitaires et sécuritaires liés à cette évolution.
La Rédaction

